Comme un chanteur abandonné : Bayroo en pleine descente

Après la catastrophe du festival de Pau, et le fiasco du concert gratuit de MC Solaal au métro Ségur, le leader « centronique » de Modem devait bien s’attendre à se faire descendre dans les skyblogs. Le frontman de MoDem qui traverse une zone de turbulence nous confie ses états d’âme.

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Francis Bayroo cette nuit vers 5 H du matin (photo D.Lachapelle)

Ce matin, à la terrasse du bar l’Aragon, le rade de Pau face aux Pyrénées bien connu des teufeurs où il a pris l’habitude de chillout, Francis Bayroo froissé par les excès d’une nuit d’enfer se lâche tous azimuts : d’abord le soir, il écoute de l’Underground Massive Posse « le live-act à Marseille, trop phat », casse du sucre sur le dos de ses ex-potes « Cavada est un tondu, donc il a perdu » et plus généralement, part en looping : « J’aime la techno, j’aime le rock, je kiffe la soupe newage et le trash métal le plus black, passque je suis un mec cool, le seul de cette bande de losers mal habillés ».

Puis rajustant son énorme paire de lunettes de soleil, il rallume une clope alors que le cendrier fume de la dernière qui ne s’est pas encore éteinte, vide un verre anonyme et se remet à bader, la voix fatiguée: »Mais aussi je me demande des fois si au fond quelque chose me branche vraiment, fuck, j’ai le vilain blues. Je crois même que je m’emmerde carrément ces derniers temps. Je suis pas passé loin du K-Hole cette nuit, ce bad que je me suis fait. Je me disais à ce moment-là que ma musique n’est pas vraiment comprise par les kids, que je suis un artiste maudit ».

Edgar Novlang

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