PS : blood on the tracks

Le collectif Power to Society ressemble à une toile d’araignée. Certains plaisantins en son sein l’ont rebaptisé  » Panic Suicide » pour moquer la force d’inertie et la neutralité respectable d’un moove qui se voudrait par ailleurs à la pointe de la contest-song.

D’abord le cas classique de la vieille pop-star moisie qui ne peut plus payer ses impôts et se parjure pour repasser à la télé, Lionel Kodpin ressurgit
après des adieux à la scène plein d’emphase autodestructrice et revient donner des leçons de behaviour. On dirait le sample d’un gros tube des seventies.

Lionel Jospin

L’album de la grace de Lionel, qu’on trouve encore aux puces

Ensuite, une source proche de l’appareil nous livre, brute, une réflexion qui semble partagée au sein du public du massive : « Le problème, c’est que ces mecs sont pour la plupart de bons musicos, mais complètement vieux et largués, le genre à nous reparler du Festival d’Epinay à chaque fin de concert ». « L’évolution de la musique, l’éclatement des majors, la vibe mondiale internet, imposent à la scène contestataire une position radicale, et personne au sein du collectif ne souhaite sortir du mainstream. Toutes les grosses têtes d’affiche sont enfermées dans un trip rebelles en charentaises indélébile. ».

Pour autant, surfant sur le succès de la nébuleuse rose au cours des derniers festivals, Segoleen Royal l’égérie post-rock de PS et vedette de son sémaphore-band, le groupe Opposition ainsi que certains membres historiques du collectif souhaitent une  » plus grande cohésion. A l’avenir, il s’agit d’éviter que des groupes négocient chacun de leur côté avec les tourneurs et le show-biz à Paris et se fassent arnaquer des cachets misérables. »

Nino Mouskouri

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