Grosse teuf à l’UMP

Hier soir, à l’Hémicycle, la plus grande boite de la rive droite, l’Underground Massive Posse( prononcez UMP) a fait péter le gros son lors de l’élection de Miss Institution 2008 : la teuf légendaire du collectif qui a lieu tous les cinq ans.


L’Underground Massive Posse est une cosmogonie en mouvement permanent.
Fédérateur de bands issus de la scène thrash/black/speed/death/grind metal comme Wam Bam, le groupe de MAM, ou comme Darkos X, ou bien l’Ecology pour les plus connus.

En tout moins d’une centaine de formations plus ou moins inspirées composent le posse avec son fer de lance, la machine à gagner : le groupe Gouvernement et ses tubes de grind réformiste entrés dans la légende et que fredonnaient hier encore les kids octogénaires aux arrêts de bus.

Mais l’UMP c’est aussi une énorme équipe qui s’est réunie hier dans la magnifique salle de concert de l’Hémicycle pour voter quelques détails des statuts et surtout officier à l’élection de Miss Institution 2008.

Grosse raya à l’Hémicycle pendant le vote de
Miss Institution 2008.

« Champagne et destroy ! » ont qualifié cette soirée ceux qui l’ont traversé sans y perdre la raison.
 » Y’a eu un peu de baston, les techniciens flippent à cause que la tournée municipale et les
chansons de Nick ont perdu de leur magie. Alors, on se demande un peu où on va, je veux dire dans quel mur ? Parce que des murs il y en a pleins des vachement différents. On flippe aussi parce que Nick Président veut vendre le fichier de nos mailing-lists à The Pain pour s’acheter la basse de Silvio Berlusconi qui le fait trop kiffer à mort ». C’est le propos d’un de ces obscurs qui font tourner la machine UMP derrière les projecteurs. Leur voix monte parfois vers d’inquiétants lamentos (ou lamenti si vous êtes le genre Dictée de Pivot) :

« Dans l’ensemble, on s’est plutôt pris la tête et les gonzesses que nous avait négocié Nick étaient pas si tops que ça. Alors l’élection de Miss Institution 2008, d’ailleurs on a pas pu en choisir une, c’était pas comme celle d’avant quoi ! Mais bon, faut bouger, avancer, se sortir les doigts des mouffles.. Bon assez, rigolé, je veux dire qu’on reste grave négatifs en ce qui concerne l’avenir et ça nous fout la pèche ! » continue ce guerrier de l’ombre.

Enfin il conclut :

 » Tu vois des fois je me dis qu’on ferait mieux de faire de la politique, passke la musique, ça paye plus comme avant, ça ramène plus vraiment le bifteck à cause du piratage sur Internet. »

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