Sur les cendres du king

Dans les rangs du public le plus fidèle au sein du collectif PS, sur fond de guerre des egos, les esprits sont toujours hantés par la gloire passée du King de la french touch, Franck Mitterrand.

U talkin to me ? A.Dister, Casablanca

Les larmes perlent aux yeux de Gisèle. « J’étais au concert d’Epinay. J’étais à la Défense quand Il a déchiré la grande arche, j’étais à Longwy. J’étais… » On a du mal a la faire taire.

Côté jardin, Laurent Fabilous, Lyonel Kodpin, Jack Lang, Marteen Aubry, et surtout Bertie Delanoise, tous, tout le monde tresse la corde qui pendra Segoleen. Car la Mona Lisa du country new-age français qui passe encore pour la Leadeuse Maximo de la contest-song s’affiche toujours en tête du hit-parade hexagonal. Pourtant, Segoleen et son groupe Opposition que même les autrichiens trouvent « bien mais un peu chiant », malgré un succès populaire affirmé, souffre du syndrome Britney Spears bien connu des sociologues : un problème de reconnaissance dans la profession.

Côté cour, Gisèle revient à la charge : « Bertie Delanoise : on m’a même pas laissé rentrer quand je suis venue le voir mixer à l’Hotel de ville. Jack Lang : j’aime pas sa musique. J’y comprends rien. Mais lui, je l’aime bien, parce qu’il a joué avec Franck. Lyonel qui ? Il fait encore de la musique ? Laurent Fabilous : il est méchant. Marteen Aubry : elle sait vraiment pas s’habiller et de toute façon, personne ne me fait pleurer comme Francky sauf peut-être Segoleen, mais ses paroles sont moins bien que celle du King ».

Musicien, comédien, danseur de claquettes, acrobate, parolier, producteur visionnaire et faiseur de génie, maitre de la scène et de la ville aussi, Frank Mitterrand a laissé un trône vide sur lequel tout le monde veut poser son cul, dixit Gisèle : « Ils dansent tous sur les cendres du King ! ».

Truman Condom

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