Bayroo : la street attitude

Le groupe Modem peine à boucler ses playlists et les défections de musiciens se succèdent, mais Francis Bayroo, l’anti-rock star reste zen.

Face aux critiques Francis Bayroo ne perd pas le moral et joue la provoc'

Trench coat bleu marine usé, jean déchiré, l’éternelle paire de Converse délavée aux pieds, Francis Bayroo conserve toujours cette dégaine d’adolescent un peu largué sur une autre planète. Imperturbable, il affronte, sans mot dire, l’hiver glacial et méprise l’adversité. Et même si les  préventes en billetterie faiblissent pour le festival Rock aux régionales, Francis Bayroo retrouve le sourire au contact des «vrais gens du vrai public de la vraie vie, et c’est la vérité vraie».

Les écoutes sur YouTube du ­groupe MoDem ont beau piquer du nez, sa popularité reste incroyablement intacte : « C’est la street attitude qui compte, mec !», assure le chanteur.

Depuis quelques mois, le noyau MoDem éclate comme une pastèque. Autour du leader centre-grunge le vide se crée. Le batteur et le bassiste  de 2002 ont désormais  splitté  pour faire du Thrash/grind réformiste. Harvey Morin parti fonder avec des potes New Center en 2007 ( le groupe de  hard-centre extrême),  Michael Mercier (guimbarde) et Nick About (djembé), ont à leur tour laché le band. Là encore, Francis Bayroo méprise. «Je suis inbranlable», affirme-t-il.

Équilibrium

«Rien à carrer.  Je crois à la tournée», répète-t-il invariablement lors de chacun de ses déplacements. Ce qui n’empêche pas  MoDem de rencontrer des difficultés dans la composition de ses playlistes, où l’équilibre est difficile à trouver entre les bonnes vieilles chansons de problem-rock dépressif et le nouveau beat optimisto-écologeek des The Greens.

Des sidemen en colère

À Paris, Coreen Lepage, l’une des six bassistes du groupe écume de rage. Elle dénonce aujourd’hui «l’effondrement» du groupe. Et a déclaré la semaine dernière que «Si Francis veut faire péter le jackpot, il va bien falloir qu’il change et arrête son trip d’artiste maudit explosé à l’hydromel». Mais là encore, Francis Bayroo a refusé de rentrer dans ce débat, convaincu de sa force.
«Feucques, j’ai souvent mal à l’estomac alors je bois de l’hydromel pour atténuer la douleur. Et puis je fais ce que je veux, merde. C’est fini de bader ( déprimer (ndlr)) pour des petites histoires à deux balles. En fait, j’ai la grosse gouache depuis que tout va de mal en pis : ça me bouste à fond !».

Nino Mouskouri

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