Gouvernement sort son Worst of : l’album Hot Parade

Le band Gouvernement et son sulfureux screamer, le chanteur guitariste Nick president nous régale pour cette rentrée 2010 avec de nouvelles compositions encore plus sombres et renoue avec les fondamentaux qui l’avaient propulsé au sommet en 2008.

Le worst of des derniers CD-Raums ( nouvelle orthographe officielle (ndlr)) du groupe Gouvernement : HOT PARADE

 » Feucques le jazz manouche et la musique de gitan débile dont on nous rabâche les oreilles ! Il faut  attaquer les  mentalités au vitriol d’un gros son avec un F majuscule ! Nous sommes toujours un groupe de White Metal fier de ses influences et nous ne renoncerons pas à exploser les tympans des kids de la France et puis  à faire tout péter sur scène. La méchanceté c’est un état d’esprit, pas juste une attitude provocatrice et artificielle pour assoir une réputation d’artiste avide de notoriété. Le mal est une chose sérieuse qui doit être bien faite ! » aboie la star du grind metal réformiste sourde aux critiques internationales qui fusent des quatre coins de la planète.

A l’écoute des premiers titres de ce Worst of Gouvernement : HOT PARADE, et malgré les difficultés de management que traverse le groupe, il faut reconnaître que l’agressivité des guitares et des textes na rien perdu de son mordant. Au contraire, c’est un véritable festival de riffs de samouraïs travaillés en orfèvres qui donnent le sentiment de se trouver dans la fosse  bouchère d’un combat de pitbulls. Certaines harmoniques dans les basses, notamment sur les titres Retraites is dead et ROMS Go Home travaillés à la double grosse caisse font trembler les murs et garantissent d’excellentes mauvaises relations avec ses voisins.

On se trouve également saisi par le rythme ravageur de Burquas bondage et de l’hypnotique Musèle man ! U gotta shut the feucques up aux arrangements subtilement orientaux. De même, les gammes qui tissent la toile de l’effrayant Roms Out for Summer rappellerait un hardcore tsigane à la  Dead Kennedys et son célèbre Kill the poors. Enfin, cet instrumental morceau de bravoure intitulé Sinister ministère et son solo de scie circulaire expérimental  qui  terrorise l’oreille trouve son contraste au côté d’une ballade orphéenne  Charters in the night qui est comme une invitation au voyage.

Un grind métal réformiste aux odeurs de pétrole et de sang comme on l’aime où les chansons paradent comme des chars portés  sur un fleuve de lave en fusion.

Alain Plassarisk

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