Archives pour la catégorie Gouvernement

Welcome in Hollandie : faut-il encore écouter Nirvana ?

Alors ça y est nous venons de basculer dans une autre dimension. Ambiance shamanique pour les kids de la France qui glissent depuis les contrées boréennes, angulaires et minérales de la Sarkozie vers un continent inconnu : la Hollandie.

Quelle musique va s’élever de ces landes silencieuses ? On connaît finalement assez mal l’oeuvre de MC Holland, abasourdis que nous fûmes par les mélopées sauvages du grind rock de Nick ex-president Sarkozy. Nous allons la découvrir enfin dans toute sa plénitude.
A côté de cela, quelle que fût votre opinion sur le fond du message grind réformiste, il faut reconnaître que sur la fin Nick avait une belle voix et un phrasé qui, à lui seul, aurait pu le faire triompher au grand concert Rock Aux Présidentielles. A la radio, on aurait dit Franck Sinatra tellement c’était modulé avec soin.
J’écoutais juste la musique de sa voix, les yeux fermés, et je me sentais transporté à Las Vegas. Nick savait nous faire rêver. Cauchemarder aussi. C’était notre Tim Burton de la vraie vie à nous. Notre Beetlejuice, notre nectar de blattes à la française. On a frémi sauvage avec lui. Bientôt, tu verras, on va  le mémorialiser à la radio pour le plaisir des souvenirs. Que c’était sensationnel. Ah ma dame !  C’est pour sûr.

Ainsi, le public a choisi Francky MC Holland, et le public est un monarque dont le suffrage étant universel est sans appel.  On va l’entendre partout à présent : dans les boites de noize, à la télévisinet, dans l’intermixer;  switchés au plafond electro-transe. L’ambiance est au dancefloor relax, l’Elysée va changer sa playlist. C’est décidé. Yeah ! Bon, y’a des mesures d’austérité : on reste en régime haut tempo mais ça va groover !

lesrockuptibles.com
L’Elysée. Après le Queen’s la boite la plus trendy de la capitale change de playlist

Une autre question me tarabuste : la Hollandie, ça ressemble pas à un pays de l’Union Européenne où les kids de la France vont bleuter l’atmosphère de ronds de fumée qu’exhalent leurs bouches épaisses d’extases ravies ? Pour faire moins littéraire, demandons-nous si la Hollandie, c’est pas ce pays super cool où tout le monde fait du vélo, où il y a plein de tulipes qui dodelinent leurs drôles de têtes  dans le vent devant des moulins qui s’élèvent d’un océan d’herbe verte et grasse  ?

Sommes-nous enfin arrivés au paradis ? Ou faut-il encore écouter Nirvana ?

Bernard Bédo 

Retour aux sources du Grind Métal réformiste

Nick président Sarkozy renoue avec les fondamentaux qui avaient propulsé Gouvernement en tête des hit-parades et avaient assis son triomphe au dernier Rock aux Présidentielles 2007. On flash-baque donc sur les bons vieux thèmes du grind réformiste avec des nouveaux titres comme  mariage gay, trop pédé cuir ou le gimmick récurrent mais toujours résonnant de Immigration control bang bang qui font du pied aux bonnes vieilles reprises telle cette version inventive du légendaire Kill the poors des Dead Kennedys. Des chansons bien hardcore qui décollent encore le papier peint au karsher.

C’est que ce nouvel album du groupe Gouvernement va renvoyer les musiciens du groupe Justice roter leur blédine au jardin d’enfants. On est derechef saisi d’admiration par l’audace licencieuse de cet opus cuivré à l’élégance féroce et charnue.  Ainsi, le chien de guerre UMP ( Underground Massive Posse) est déchaîné pour ce festival Rock aux Présidentielles 2012 et aboie au nom de  Référendum dum bullets.


Il faut dire qu’on douille dès le premier titre : Prends ça dans ta face de pov’ con qui télescope direct l’auditeur vers les origines sulfureuses du Thrash Métal bling bling avec quelques rides certes, mais la maturité en plus. La cruauté  courageuse et belliqueuse de Nick President n’est pas démentie un instant. On rêve dans un moment d’extase liquoreuse d’un monde idéalement impitoyable à l’écoute de Feucques les chômistes et du tube intégral et sans concession Je l’ai bien droite dans ta botte.

Le dernier Nick president : plus hardcore que jamais

D’aucuns dans le petit milieu du rock satanique crient au plagiat.  Le ton monte notamment dans l’entourage de The Pain dont la chanteuse, Mareen The Pain qui perpétue l’héritage de papa en plus glamour fustige le leader de Gouvernement qui piquerait dans l’ombre les bonnes idées de la screameuse. Notamment le titre de l’album. Referendum dum dum dans ta  bène bène bène : ça vous dit quelque chose ?

Alain Plassarisk

MC Holland : trop électro ou trop rétro !

«Extrêmement mou», «machinéen», «trop halluciné mainstream»
: les gros du possy U.M.P snipent au M-16 la perfo triomphale de MC Holland hier au Bourget !

Henri Gay Now, conseiller en plans qui le font de Nick President Sarkozy, a jugé lundi sur France Inerte que le DJ  Francky MC Holland avait mixé la veille au Bourget un truc style genre «de la vieille bouse back beat à l’ancienne, machinéenne», d’où la vie était «absente». «J’ai entendu une telle avalanche de compliments dans tous les médias qui font leurs biatches» que «je vais me faire un plaisir de lui trancher les noix à la scie sauteuse » pour «refaire la balance des médiums basses dans ses caisses claires en carton», a-t-il ironisé. «Passke c’est un remix à l’ancienne, trop de fréquences genre Lindrum et machinéen à mort : le bien contre le mal, la Doite contre la Dauche, la drumbox contre le vrai batteur qui transpire sa mère ! Et pourquoi pas un remix de Petit papa Noel ? « .»

Ulrich Von Besson, le sulfureux manager du collectif UMP ( Underground Magic Possy ) a qualifié lundi de «out »et d’«un peu désincarné» le beat délivré dimanche par MC Holland. « Franckie a balancé le monde dont il rêve sous champis. Ok c’est kiff et plane quand t’es un newbie. Mais enfin, il reste à savoir ce que sera le monde réel quand il va redesendre ! Nous on est dans la réalité : on craint sans complexes, tu vois. Feucques, le mainstream alternatif : c’est nous, faut pas l’oublier !  Perso, en plus je le trouve trop scotché aux luminaires ! Où va-t-il pécho son MD ? Le gros MC  ? En Hollande certes, mais pas à Amsterdam, c’est sûr !  MDR mec ! ça sonne trop fromage son queutru. hé hé hé hé ! », a-t-il poursuivi entre deux quintes de toux dissipant les volutes d’une fumée bleue électrique au parfum de plastique prononcé.

Dans la Téci où les cailleras UMP garent leurs 4×4, les gros du possy éreintent à la barre à mine le style de MC Holland

« Z’y va, il parle pas de la vraie vie des vrais kids de la Transe et puis ça sonne trop bolos. » ajoute Xavier Bertrand du Darkos X, le groupe de néo-gothique grind réformiste, des copains de scène du groupe Gouvernement.


Bon pour faire bref, tous les zicos et roadies du collectif  ont joyeusement équarris  Francky. La sono était trop au taquet et MC jugé un  peu trop  relâché sur les platines. On lui reproche la pauvreté de son flot et ses solos de scratch grave ringards et total mous du poignet. Comme ils disent à Hollywood : there is no business like show business et comme ils disent dans le hood : there’s no business like hoe business !

Bernard Bédo

Bonne Année à tousses

Le Jour De l’An est une date importante fêtée depuis au moins 2012 ans dans l’histoire de l’homme.
Après c’est une nouvelle année et c’est drôlement bien pour tout le monde qui aime un peu les chiffres.

L'année 2012 vue du ciel ( anticipation photo sur statistiques fournies par la SOUFRES)

Alors toute l’équipe de Les Rockuptibles me charge de vous présenter ses meilleurs voeux pour l’année 2012.
Plein de merveilleusitude à tousses.

Edgar Novlang

Le Commencement de la Fin ?

Depuis deux semaines désormais, on assiste à une déflagration dans les mentalités dont l’onde de choc n’a pas encore fini de nous atteindre. L’affaire DSK, puis Tron présagent de lendemains à la gueule de bois pendant lesquels la langue du même matériau risque de devenir inopérante.
Le public prend conscience avec la violence d’un coup de fouet au Donjon (la meilleure boite de nuit échangiste  SM de la capitale) que les pipolitiques ne sont pas des personnages de Walt Disney. Certains sont des monstres à l’ego sur-dimensionné, d’autres des mutants aux moeurs discutables et aux boulimies inavouables.
C’est l’histoire d’une saga dans laquelle nous sommes de pitoyables figurants, même pas rémunérés.

Ils ne sont pas là pour sauver la planète : bien au contraire !

Tout a commencé il y a longtemps, lorsque nous avions la tête tournée ailleurs, pensant que les choses pourraient changer. C’était au fond une foi de charbonnier qui obscurcissait notre sens des réalités. De déceptions en frustrations, de scandales en sidérations, le public comprend peu à peu que le monde du show-biz pipolitique ressemble à quelque chose de pire que ce que nous pouvions imaginer. Le film est commencé, l’affiche s’est trouvée placardée sur chacun de nos moments quotidiens, seulement, nous ne sommes pas dedans, mais derrière….

Pour le moment en tout cas…..

Truman Condom

Les fugitifs

Déplacé depuis mercredi 25 mai au soir dans un penthouse de 600 mètres carrés situé à Manhattan-Sud, DSK poursuit sa luxueuse cavale  à New York avec la rage au ventre et un bracelet électronique à la cheville. Aux côtés de son compère, l’avocat Benjamin Brafman, ancien transfuge de Gotham City et ex-meilleur petit ami de Robin, DSK se cherche et tâtonne  dans  les conditions épouvantables que l’on connait à l’édification d’une ligne de défense cohérente en vue de sa comparution prochaine devant les tribunaux de l’Empire.

La machine à débrancher le temps

Au même moment, dans l’hexagone, TRON, le héros cybernétique reconverti pour des raisons de santé dans la politique française vient de se faire démasquer par d’anciens sous-programmes auxiliaires devenus virulents  et qui l’accusent de hacking sexuel. Devra-t-il réintégrer l’Infoplan via la supersphère pour échapper à ses ennemis et conserver son identité secrète ?

Parallèlement, plusieurs mesures pour renforcer la sécurité des réseaux internet français ont été annoncées en conseil des ministres pour éviter les attaques pirates du Joker.

D'ici ou de là-bas ?
D'ici ou de là-bas ?

Sur ces entrefaites, l’immortel vampire super-vilain, Ratko Mladic ( un ami de Vlad Dracul ) responsable du massacre de  8000 personnes ( bien plus que le Bouffon Vert et Magnéto réunis ) a été arrêté jeudi, vers 6 heures du matin, à Lazarevo, un petit village à une centaine de kilomètres de Belgrade, la capitale serbe.

Tout ceci se trouvant en quelque sorte encapsulé dans le même continuum : c’est un peu comme dans le film Inception mais en plus compliqué, on lit ceci dans le célèbre fanzine Le Monde  : L’Elysée, bien plus que les médias, n’ignorait rien de la vie privée de DSK. Le pouvoir, alimenté par ses relais dans la police, sait tout des secrets les plus intimes des X-Men, jusqu’à user des informations graveleuses (sic) dont il dispose.


Si vous ne comprenez pas tout, c’est normal, nous non plus.

Nino Mouskouri

L’e-dito de Truman Condom(e)

Le Rock c’est fini et la java c’est pareil, n’en déplaise au philosophe Michel Sardou ! La musique ne se vend plus et c’est tant mieux : j’ai toujours détesté ça. On l’écoute encore par ennui ou, en vertu d’une antique tradition populaire aux fins louables d’emmerder ses parents et ses voisins. En dehors de ces survivances déliquescentes, la révolution Internet a profondément changé les coutumes et les profils de consommation. L’explosion des réseaux sociaux et du Web 2.0.4.7-9 en témoigne qui empile sereinement les cadavres de vieilles pop-star oxydées dans les placards de l’histoire.

le petit père des people

Le groupe Gouvernement refondé sous le patronyme UbU 2 s’essouffle à ce jour dans une ultime tentative désespérée de populisme  et tente en vain de focaliser le reliquat d’intérêt du public sur ses derniers vagissements. Avec pour seul résultat d’ajouter son nom à la liste des victimes du nouvel ordre numérique. Le groupe naguère au zénith qui dressait un féroce mur du son entre riches et pauvres, entre travailleurs et glandeurs, entre exclus et inclus, entre en haut et en bas, entre toi et moi, a perdu toute sa street credibility et ne fait plus trembler ni les gens, ni les murs.
Coupable, sa Web attitude qui fait résonner de rires d’enfants les cours de nos écoles maternelles. Jusqu’à mon petit neveu qui préfère à l’écoute du dernier LP, Petit Père des People, l’art de coder des interfaces Web en PHP pour vendre ses dessins d’écolier importés de Chine Populaire sur un site d’E-commerce relayé sur Facebook (lateteatoto.com).

Le monde change et il faut s’adapter. Vae Victis comme disait mon professeur de latin citant je ne sais quel autre tyran-histrion ( était-ce Néron ?) d’un monde barbare dépourvu de connexion peer-to-peer. Car ces autres Pairs de la royaumité démocrassique  de les People de Francie ainsi que se nomme la collégialité UbU2 ne font plus rêver les fans. MAM UbU, DAD UbU (ex-Nick President Sarkozy), SAD UbU, BAD UbU : autant d’identités en crise qui ne trouvent plus d’échos entre les oreilles de nos chères têtes blondes.

Truman Condom(e)

Les Rockuptibles de retour

Tel un Béhémoth confit dans les gelées de la pensée unique, Les Rockuptibles s’étaient mis en sommeil en attendant des jours meilleurs. Les auteurs enfermés deux années dans les caves de la rédaction, nourris au pain sec et à l’eau du robinet avaient fomenté une fronde qui les conduisirent vers la démocratie et menèrent Truman Condom(e), le rédacteur en chef, à prononcer la liquidation du Blogzine. Ce dernier s’épuisait depuis en mondanités et en ruminations désoeuvrées sur Facebook où il renouait d’anciennes accointances avec ses vieux camarades de Harvard.

Mais les récents évènements en Afrique du Nord et à travers le monde arabe nous ont tirés de notre torpeur et après une séance houleuse et plénière des membres de l’ancienne rédaction, nous sommes arrivés à l’unanimité par prendre la décision de reprendre l’ours là où nous l’avions laissé.

 

Les quinze membres ( au premier plan ) de la rédaction du blogzine révolutionnaire Les Rockuptibles

Dimanche matin, 20 février 2011, Truman Condom(e) a reçu notre délégation dans son quinze pièces cuisine de l’avenue Montaigne et c’est les mains enfoncées avec désinvolture dans les poches de sa robe de chambre fétiche ( un cadeau d’Hugh Hefner (ndlr) ) qu’il nous a déclaré :

 » Ah comme je suis content de vous revoir, mes amis ! Alors comme ça la mutinerie est terminée ? Non, non, pas un mot : je ne vous en veux pas, car pour ma part tout est oublié. La porte de ma cave vous demeure toujours grande ouverte et je ne pourrais sans me déshonorer éconduire une telle brochette de talents, une telle concaténation de grands esprits. Vous voulez reprendre le journal dites-vous ? Certes, mais il va falloir consentir quelques sacrifices.

Primo, finies les vacances à Montreuil (93) et les virées du samedi soir au Café de la Gare du Nord. J’attends de mes journalistes qu’ils soient sur la brèche 24 H/24 : je finissais par vous trouver ramollis et indolents. Vous étiez sur la pente de l’embourgeoisement, on aurait dit une véritable digestion dominicale en vous voyant…Méfiance et vigilance mes fiers spadassins, car nous sommes l’élite de la contestation, l’avant-garde de la critique sociale, la migraine du système médiatique, son meilleur cauchemar, son antidote également et par dessus tout sa noble frugalité. Voilà qui mène à mon secundo : vos propensions coupables à la consommation de viande rouge tous les midis et ce goût de précieuses ridicules pour le chauffage central qui nous conduiraient droit dans le mur si vous aviez l’audace de persister dans les sottes revendications qui furent les vôtres.

Excusez la franchise de mon propos, mais je vous le déclare franchement : vous étiez en train de vous Pernauiser, de vous David Pujadassifier, le Claire Chazal en bandoulière pour ainsi dire. Mais laissons au garage les récriminations. Hardis petits, c’est oublié : sus à vos claviers et à vos Ataris ! L’information est une campagne militaire, que dis-je une conquête spatiale au point où nous en sommes rendus.

Oh j’oubliais, il va falloir tout nettoyer en bas, la femme de ménage refuse de descendre à la cave que vous avez laissé dans un état proche de la Lybie. Elle m’a avoué n’avoir jamais pensé que des journalistes pussent sentir aussi mauvais, elles pensaient que Les Rockuptibles étaient rédigés par une meute de gorilles radical-socialistes en rut. Alors de la discipline, mes enfants, deux chiffres et un grand auteur classique : dix-six-Pline : voilà le nombre d’or de notre entreprise. Seize avec votre serviteur. Vous êtes quinze, alors vous devriez être capables d’entretenir une grotte de 50 mètres carrés. Organisez-vous diantrefeucques ! Allez, allez mes chers amis : je ne vous blâme pas, car un père peut-il rejeter son enfant revenu au bercail ? Fi, non. Descendez au travail, allez descendez mes chers petits, que je ferme derrière vous… »

Je me rappelle d’avoir surpris J.B Kérozen qui en avait presque les larmes aux yeux. Était-ce de joie ? Ou bien une poussière dans l’oeil ?

Tout cela pour vous dire que nous sommes de retour…

Victor Ego

Tout doit disparaître

Moi, Truman Condom, après avoir assuré la capitainerie des Rockuptibles pendant deux années durant lesquelles j’ai mené la barre de ce navire fort d’un équipage de quinze auteurs dévoués et talentueux prononce en pleine possession de mes facultés pataphysiques et cérébrales la liquidation de ce webzine tel que vous l’avez connu.

Truman Condom

Il faut préciser à l’intention des profanes que le but affiché des Rockuptibles était de moquer les outils autant que les usages de la propagande  médiatique orchestrée  par les pouvoirs en place. Nous avions par nos sottises,  par ce que certains pourront considérer comme de la vulgarité ou du mauvais goût ou par ce que d’autres qui nous le concèdent – une plume acerbe et vigoureuse – décidé de prendre pour cible la bouffonnerie décomplexée de la société médiatique. Nous y voulions dénoncer le mensonge permanent et le mode viral par lequel la presse et la télévision nationale ont intoxiqué notre quotidien. Le pouvoir de l’infox !

Désormais, cette facilité de ton nous est forclose dans la mesure où elle a perdu toute pertinence.

Les Rockuptibles cessent ainsi leur activité de « grande gueule » digitale. Toute satire nous semblant au vu des récents évènements désormais caduque,  nous en tirons les conséquences qui s’imposent. Nous nous expliquons.

Les maîtres dépassent les élèves…

La décision de liquider Les Rockuptibles nous a été dictée par la  fortuite audition un certain lundi 18 octobre 2010 du JT de France 2  dans lequel la grossièreté pitoyable du propos nous a fait rire aux larmes en même temps qu’elle nous a forcé reconsidérer l’essentiel de nos activités. Les rôles se trouvant alors selon nous, subitement inversés.

De sorte que, à la sortie de cette expérience métaphysique, il nous a semblé manifeste que Les Rockuptibles avaient été rejoints et dépassés dans les registres du grotesque par les modèles qu’ils avaient pour vocation de pasticher. Le Journal de 20 H de la chaîne publique nous avait détrônés et fait mordre la poussière en nous tenant les côtes.

C’est que, dans le choix des sujets,  dans la niaiserie compassée des analyses, dans le traitement ronflant des thèmes abordés, dans le ridicule des « experts » convoqués à l’antenne, dans la sotte évidence des questions posées lors des interviews, dans le prêt-à-penser puéril et les idées en solde, dans le côté bourgeois gentilhomme de David Pujadas qui avait l’art de faire de la désinformation comme M.Jourdain celui de faire de la prose; rien n’avait été économisé par nos saltimbanques-journalistes de la télévision pour produire le plus savoureux effet comique.

Le syndrome « comique qui s’ignore » de la société du spectacle contemporaine…

Mais nous ne cessions pas céans et arrivions à cette seconde conclusion que le système de la société spectaculaire était entrée dans son ère « comique qui s’ignore » incapable désormais de prendre la mesure de sa sotte vulgarité. De là, nous  constations que les agents de la propagande officielle ne se rendant plus compte de leur propre balourdise,  ils étaient  devenus totalement « Deborderline ».  Cette déviance schizoïde du réel inversé nous apparaissant comme  le signe manifeste d’un basculement des stéréotypes qui glissaient en quelque sorte sur une peau de banane  médiatique et nous  régalaient du spectacle de les voir tomber sur le cul.

Rappelons à la police de la pensée que toute bonne propagande, et cela depuis Goebbels, son sinistre inventeur, doit par principe  fondamental apprécier la distance qui sépare la vérité des fables qu’elle sert aux dupes qui en font leurs opinions. Mais, si d’aventure cette appréciation des distances se trouve négligée en raison de la médiocrité ou de la trop grande insouciance de ses artisans, nous entrons alors dans une phase de « perte de contrôle » où les dupes eux-mêmes se trouvent comme secoués et réveillés par les tartes à la crème qui traversent leur petit écran.

Les Rockuptibles entrent ainsi avec vous tous, par la force des évènements, dans une nouvelle ère. Une ère beaucoup plus sérieuse où nous pourront toujours nous distraire au théâtre de ces marionnettistes qui nous manipulent et se prennent les pieds dans leurs propres ficelles.

Nous conservons évidemment à l’intention des lecteurs toutes les publications postées à ce jour. Nous y ajouterons ceci : usez, chers lecteurs et lectrices d’une grille de lecture rétroactive et comparative. Regardez le JT et lisez, ou relisez ce que constituent désormais les archives de Les Rockuptibles. Alors vous jugerez des deux qui est le plus bouffon.

Enfin, nous pensons qu’il est désormais venu le temps nouveau de réinventer un véritable consensus philosophique et non plus  uniquement matérialiste pour déterminer nos choix politiques et notre avenir social.
Tout doit disparaître……..

TRUMAN CONDOM

Gouvernement sort son Worst of : l’album Hot Parade

Le band Gouvernement et son sulfureux screamer, le chanteur guitariste Nick president nous régale pour cette rentrée 2010 avec de nouvelles compositions encore plus sombres et renoue avec les fondamentaux qui l’avaient propulsé au sommet en 2008.

Le worst of des derniers CD-Raums ( nouvelle orthographe officielle (ndlr)) du groupe Gouvernement : HOT PARADE

 » Feucques le jazz manouche et la musique de gitan débile dont on nous rabâche les oreilles ! Il faut  attaquer les  mentalités au vitriol d’un gros son avec un F majuscule ! Nous sommes toujours un groupe de White Metal fier de ses influences et nous ne renoncerons pas à exploser les tympans des kids de la France et puis  à faire tout péter sur scène. La méchanceté c’est un état d’esprit, pas juste une attitude provocatrice et artificielle pour assoir une réputation d’artiste avide de notoriété. Le mal est une chose sérieuse qui doit être bien faite ! » aboie la star du grind metal réformiste sourde aux critiques internationales qui fusent des quatre coins de la planète.

A l’écoute des premiers titres de ce Worst of Gouvernement : HOT PARADE, et malgré les difficultés de management que traverse le groupe, il faut reconnaître que l’agressivité des guitares et des textes na rien perdu de son mordant. Au contraire, c’est un véritable festival de riffs de samouraïs travaillés en orfèvres qui donnent le sentiment de se trouver dans la fosse  bouchère d’un combat de pitbulls. Certaines harmoniques dans les basses, notamment sur les titres Retraites is dead et ROMS Go Home travaillés à la double grosse caisse font trembler les murs et garantissent d’excellentes mauvaises relations avec ses voisins.

On se trouve également saisi par le rythme ravageur de Burquas bondage et de l’hypnotique Musèle man ! U gotta shut the feucques up aux arrangements subtilement orientaux. De même, les gammes qui tissent la toile de l’effrayant Roms Out for Summer rappellerait un hardcore tsigane à la  Dead Kennedys et son célèbre Kill the poors. Enfin, cet instrumental morceau de bravoure intitulé Sinister ministère et son solo de scie circulaire expérimental  qui  terrorise l’oreille trouve son contraste au côté d’une ballade orphéenne  Charters in the night qui est comme une invitation au voyage.

Un grind métal réformiste aux odeurs de pétrole et de sang comme on l’aime où les chansons paradent comme des chars portés  sur un fleuve de lave en fusion.

Alain Plassarisk