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Etat Kritic

Une interviouwe par Honoré de Prozac

Francis Bayroo, l’éternel teenager de MoDem, candidat chanteur de l’extrême centre, se livre tel quel dans un interviouwe exclusif pour Les Rockuptibles. Crédité de 14 à 56 % d’intentions de vente en billeterie pour le premier tour du festival Rock aux Présidentielles, Francis reste cool dans ses basquettes et nous lâche son crédo en mode crescendo. L’anti-rock star, revenu de son trip d’artiste maudit explosé à l’hydromel déclare :  » la France est un état kritic. La gueule de bois je connais, tous les autres candidats prétendent nous mettre la hallebarde, mais ne disent rien des casquettes à clous du lendemain. Alors si quelqu’un peut sortir les gamins de l’ornière c’est bien moi. Je suis l’aspirine du futur  » !

lesrockuptibles.com
Francis Bayroo, la voix du center grunge

Honoré 2 Prozac :

Au début de cette campagne, tu avais l’apanage d’une excellente dynamique dans les nombre de views sur YouTube. Ce n’est plus le cas. Tu crois être mis à l’écart ?

Francis Bayroo : Je n’ai jamais fait de musique en fonction des vues sur YouTube. Le délire d’aller à la campagne devrait inquiéter tous ceux qui voient la réalité vraie de la situation du pays en face. La France est un Etat Kritic.  Mais on ne parle que d’histoires de trous du cul et de photos de petits chats sur Facebook.

Pourquoi, alors, tu n’es pas entendu ?

Je crois, au contraire, que je suis entendu grave mec.  Mais il est très difficile de prendre conscience de la réalité de sa situation lorsque tous les médiatiques nous bullshitent en permanence. Comment voulez-vous que les kids de la France, seuls contre tous, mesurent la gravité des choses ? On leur explique que tout va bien, que c’est la fête, qu’on peut se lâcher à donf’..

En fait, on prend le bouillon plein pot.

Nick President Sarkozy a indiqué, jeudi 5 avril, qu’il voulait faire tomber le prix des billets et des téléchargements sur le ouèbe en 2016, en associant les grandes collectivités locales à l’effort de réduction de la dépense. De quoi parle-t-il exactement ? Vous faites du rock ou de la comptabilité ?

Mec, artiste de le show-biz maintenant c’est plus comme avant. Faut savoir s’adapter. Hi-ching et tout le tremblement, être souple, modulatoire et tout et tout. T’es obligé de penser à la thune aussi, même si le public en souffre un peu. Mais ça peut changer t’sais. Chuis là mon pote !

Tu sembles dire que ce sera indolore. Est-ce possible l’absence de douleur ?

J’ai dit qu’on peut dépenser moins et faire péter un plus gros son. Pas que ce serait sans conséquences pour les oreilles et le reste (rires). Il s’agit d’utiliser mieux les logiciels de Musique Assistée par Ordinateur ( M.A.O). C’est plus social, moins cher à produire de la musique et plus fastoche à mettre en ligne.

Pour l’heure, c’est MC Mélenchon qui crée une dynamique de Poum Tchack qui décoiffe les platanes..

Il y a, dans une partie importante de la population de les kids de la France, l’idée que le grand soir est possible et qu’il suffirait de le décider pour qu’on en a rien à foutre et que va-z-y :   pousse le bouton de volume au taquet. C’est un mensonge et puis c’est pas bon pour la Sono : tu risques de l’abimer.


Tu aurais reçu récemment des signaux de Doite et de Dauche…

Je ne me laisserai attirer ni dans une rave illégal,  ni dans une superproduction de Thrash Métal
grind réformiste. Ran na foutre ! Je fais ma musique un point c’est tout ! C’est de la bonne ambiant, et ça fait pas mal à la tête : je suis l’aspirine de demain !


La fin de l’égoïsme

Nous n’avons plus rien car nous n’avons jamais rien eu.
Ce qui nous possède se limite à tout ce que nous avons voulu, pas même à ce que nous avons eu.
La beauté est à nos pieds mais nous marchons dessus.
La prison est en nous et la clé se trouve dans notre pardessus.

Ceux qui nous possèdent ne le font que parce que nous le voulons bien.
L’amour n’est pas un mot qui se traduit en acte mais un acte qui n’a pas de mot pour se décrire.
Ce qui nous est retiré nous est ajouté à la fin.

La peur et sa concubine, la bêtise est un bien de consommation de masse.
Nous sommes la masse mais le poids nous manque pour devenir critique.

La légèreté qui fait la noblesse de nos âmes s’est trouvée abolie par de plus sots que nous.

Nous sommes bien plus libres que nous avons l’ombre de l’imaginer.
Seule notre capacité d’être maintenant nous sera la possibilité d’un avenir.

Soyons fous n’ayons plus crainte du prochain car il est à deux pas d’accomplir notre destin tandis que nous accomplirons le sien.

Libérons des chaînes l’esclave au fond de nos peines, rien ne nous appartient quoique ils eussent pu nous le faire croire.

La jeunesse est une eau vive entre nos mains, comme la vie elle coule et jamais ne revient, sauf pour sauver nos enfants
du début de la fin.

Antoine de Saint Exaspérant.

Les Rockuptibles de retour

Tel un Béhémoth confit dans les gelées de la pensée unique, Les Rockuptibles s’étaient mis en sommeil en attendant des jours meilleurs. Les auteurs enfermés deux années dans les caves de la rédaction, nourris au pain sec et à l’eau du robinet avaient fomenté une fronde qui les conduisirent vers la démocratie et menèrent Truman Condom(e), le rédacteur en chef, à prononcer la liquidation du Blogzine. Ce dernier s’épuisait depuis en mondanités et en ruminations désoeuvrées sur Facebook où il renouait d’anciennes accointances avec ses vieux camarades de Harvard.

Mais les récents évènements en Afrique du Nord et à travers le monde arabe nous ont tirés de notre torpeur et après une séance houleuse et plénière des membres de l’ancienne rédaction, nous sommes arrivés à l’unanimité par prendre la décision de reprendre l’ours là où nous l’avions laissé.

 

Les quinze membres ( au premier plan ) de la rédaction du blogzine révolutionnaire Les Rockuptibles

Dimanche matin, 20 février 2011, Truman Condom(e) a reçu notre délégation dans son quinze pièces cuisine de l’avenue Montaigne et c’est les mains enfoncées avec désinvolture dans les poches de sa robe de chambre fétiche ( un cadeau d’Hugh Hefner (ndlr) ) qu’il nous a déclaré :

 » Ah comme je suis content de vous revoir, mes amis ! Alors comme ça la mutinerie est terminée ? Non, non, pas un mot : je ne vous en veux pas, car pour ma part tout est oublié. La porte de ma cave vous demeure toujours grande ouverte et je ne pourrais sans me déshonorer éconduire une telle brochette de talents, une telle concaténation de grands esprits. Vous voulez reprendre le journal dites-vous ? Certes, mais il va falloir consentir quelques sacrifices.

Primo, finies les vacances à Montreuil (93) et les virées du samedi soir au Café de la Gare du Nord. J’attends de mes journalistes qu’ils soient sur la brèche 24 H/24 : je finissais par vous trouver ramollis et indolents. Vous étiez sur la pente de l’embourgeoisement, on aurait dit une véritable digestion dominicale en vous voyant…Méfiance et vigilance mes fiers spadassins, car nous sommes l’élite de la contestation, l’avant-garde de la critique sociale, la migraine du système médiatique, son meilleur cauchemar, son antidote également et par dessus tout sa noble frugalité. Voilà qui mène à mon secundo : vos propensions coupables à la consommation de viande rouge tous les midis et ce goût de précieuses ridicules pour le chauffage central qui nous conduiraient droit dans le mur si vous aviez l’audace de persister dans les sottes revendications qui furent les vôtres.

Excusez la franchise de mon propos, mais je vous le déclare franchement : vous étiez en train de vous Pernauiser, de vous David Pujadassifier, le Claire Chazal en bandoulière pour ainsi dire. Mais laissons au garage les récriminations. Hardis petits, c’est oublié : sus à vos claviers et à vos Ataris ! L’information est une campagne militaire, que dis-je une conquête spatiale au point où nous en sommes rendus.

Oh j’oubliais, il va falloir tout nettoyer en bas, la femme de ménage refuse de descendre à la cave que vous avez laissé dans un état proche de la Lybie. Elle m’a avoué n’avoir jamais pensé que des journalistes pussent sentir aussi mauvais, elles pensaient que Les Rockuptibles étaient rédigés par une meute de gorilles radical-socialistes en rut. Alors de la discipline, mes enfants, deux chiffres et un grand auteur classique : dix-six-Pline : voilà le nombre d’or de notre entreprise. Seize avec votre serviteur. Vous êtes quinze, alors vous devriez être capables d’entretenir une grotte de 50 mètres carrés. Organisez-vous diantrefeucques ! Allez, allez mes chers amis : je ne vous blâme pas, car un père peut-il rejeter son enfant revenu au bercail ? Fi, non. Descendez au travail, allez descendez mes chers petits, que je ferme derrière vous… »

Je me rappelle d’avoir surpris J.B Kérozen qui en avait presque les larmes aux yeux. Était-ce de joie ? Ou bien une poussière dans l’oeil ?

Tout cela pour vous dire que nous sommes de retour…

Victor Ego

Tout doit disparaître

Moi, Truman Condom, après avoir assuré la capitainerie des Rockuptibles pendant deux années durant lesquelles j’ai mené la barre de ce navire fort d’un équipage de quinze auteurs dévoués et talentueux prononce en pleine possession de mes facultés pataphysiques et cérébrales la liquidation de ce webzine tel que vous l’avez connu.

Truman Condom

Il faut préciser à l’intention des profanes que le but affiché des Rockuptibles était de moquer les outils autant que les usages de la propagande  médiatique orchestrée  par les pouvoirs en place. Nous avions par nos sottises,  par ce que certains pourront considérer comme de la vulgarité ou du mauvais goût ou par ce que d’autres qui nous le concèdent – une plume acerbe et vigoureuse – décidé de prendre pour cible la bouffonnerie décomplexée de la société médiatique. Nous y voulions dénoncer le mensonge permanent et le mode viral par lequel la presse et la télévision nationale ont intoxiqué notre quotidien. Le pouvoir de l’infox !

Désormais, cette facilité de ton nous est forclose dans la mesure où elle a perdu toute pertinence.

Les Rockuptibles cessent ainsi leur activité de « grande gueule » digitale. Toute satire nous semblant au vu des récents évènements désormais caduque,  nous en tirons les conséquences qui s’imposent. Nous nous expliquons.

Les maîtres dépassent les élèves…

La décision de liquider Les Rockuptibles nous a été dictée par la  fortuite audition un certain lundi 18 octobre 2010 du JT de France 2  dans lequel la grossièreté pitoyable du propos nous a fait rire aux larmes en même temps qu’elle nous a forcé reconsidérer l’essentiel de nos activités. Les rôles se trouvant alors selon nous, subitement inversés.

De sorte que, à la sortie de cette expérience métaphysique, il nous a semblé manifeste que Les Rockuptibles avaient été rejoints et dépassés dans les registres du grotesque par les modèles qu’ils avaient pour vocation de pasticher. Le Journal de 20 H de la chaîne publique nous avait détrônés et fait mordre la poussière en nous tenant les côtes.

C’est que, dans le choix des sujets,  dans la niaiserie compassée des analyses, dans le traitement ronflant des thèmes abordés, dans le ridicule des « experts » convoqués à l’antenne, dans la sotte évidence des questions posées lors des interviews, dans le prêt-à-penser puéril et les idées en solde, dans le côté bourgeois gentilhomme de David Pujadas qui avait l’art de faire de la désinformation comme M.Jourdain celui de faire de la prose; rien n’avait été économisé par nos saltimbanques-journalistes de la télévision pour produire le plus savoureux effet comique.

Le syndrome « comique qui s’ignore » de la société du spectacle contemporaine…

Mais nous ne cessions pas céans et arrivions à cette seconde conclusion que le système de la société spectaculaire était entrée dans son ère « comique qui s’ignore » incapable désormais de prendre la mesure de sa sotte vulgarité. De là, nous  constations que les agents de la propagande officielle ne se rendant plus compte de leur propre balourdise,  ils étaient  devenus totalement « Deborderline ».  Cette déviance schizoïde du réel inversé nous apparaissant comme  le signe manifeste d’un basculement des stéréotypes qui glissaient en quelque sorte sur une peau de banane  médiatique et nous  régalaient du spectacle de les voir tomber sur le cul.

Rappelons à la police de la pensée que toute bonne propagande, et cela depuis Goebbels, son sinistre inventeur, doit par principe  fondamental apprécier la distance qui sépare la vérité des fables qu’elle sert aux dupes qui en font leurs opinions. Mais, si d’aventure cette appréciation des distances se trouve négligée en raison de la médiocrité ou de la trop grande insouciance de ses artisans, nous entrons alors dans une phase de « perte de contrôle » où les dupes eux-mêmes se trouvent comme secoués et réveillés par les tartes à la crème qui traversent leur petit écran.

Les Rockuptibles entrent ainsi avec vous tous, par la force des évènements, dans une nouvelle ère. Une ère beaucoup plus sérieuse où nous pourront toujours nous distraire au théâtre de ces marionnettistes qui nous manipulent et se prennent les pieds dans leurs propres ficelles.

Nous conservons évidemment à l’intention des lecteurs toutes les publications postées à ce jour. Nous y ajouterons ceci : usez, chers lecteurs et lectrices d’une grille de lecture rétroactive et comparative. Regardez le JT et lisez, ou relisez ce que constituent désormais les archives de Les Rockuptibles. Alors vous jugerez des deux qui est le plus bouffon.

Enfin, nous pensons qu’il est désormais venu le temps nouveau de réinventer un véritable consensus philosophique et non plus  uniquement matérialiste pour déterminer nos choix politiques et notre avenir social.
Tout doit disparaître……..

TRUMAN CONDOM

Un mélange improbable

New Center, nouveau noyau mou de la cool-music pour salon de thé et rayon frais de supermarché fera les premières parties du groupe Thrash Metal Gouvernement. Un mélange des genres pour le moins inattendu qui suscite la surprise et bien des critiques.

Easy-listening d'extrême-centre (ci-dessus) et Thrash Métal réformiste : un couple étrange et improbable

Nick Sarkozy l’a voulu : les longues nappes de synthétiseurs planant de New Center en première partie de son band pour la tournée Rock aux Régionales.  Harvey Morin, le leader de New Center (NC), le groupe d’easy-listening après avoir lâché son pote Francis Bayroo, le leader de MoDem, pactise avec le Thrash/Grind réformiste gouvernemental. En échange de leur participation à des concerts communs, Nick President Sarkozy a promis une signature sur le label UMP .C’est pourquoi les  leaders de principaux groupes de Métal progressif de la nébuleuse UMP ont sifflé la décision d‘un deal pourri avec des mecs qui sonnent comme ta grand-mère !

Le régisseur de New Center déclare : « Pour être honnête,  c’est vrai que la place qui nous a été accordée sur certaines scènes est supérieure à ce que nous assurons. On risque de se faire huer par les fans qui attendent du gros Thrash métal sarkozyste bien phat. Mais on a aussi accepté parce que on nous a promis de faire bientôt un bel album à Paris avec la machine de production gouvernementale. »

Nino Mouskouri

Bayroo : la street attitude

Le groupe Modem peine à boucler ses playlists et les défections de musiciens se succèdent, mais Francis Bayroo, l’anti-rock star reste zen.

Face aux critiques Francis Bayroo ne perd pas le moral et joue la provoc'

Trench coat bleu marine usé, jean déchiré, l’éternelle paire de Converse délavée aux pieds, Francis Bayroo conserve toujours cette dégaine d’adolescent un peu largué sur une autre planète. Imperturbable, il affronte, sans mot dire, l’hiver glacial et méprise l’adversité. Et même si les  préventes en billetterie faiblissent pour le festival Rock aux régionales, Francis Bayroo retrouve le sourire au contact des «vrais gens du vrai public de la vraie vie, et c’est la vérité vraie».

Les écoutes sur YouTube du ­groupe MoDem ont beau piquer du nez, sa popularité reste incroyablement intacte : « C’est la street attitude qui compte, mec !», assure le chanteur.

Depuis quelques mois, le noyau MoDem éclate comme une pastèque. Autour du leader centre-grunge le vide se crée. Le batteur et le bassiste  de 2002 ont désormais  splitté  pour faire du Thrash/grind réformiste. Harvey Morin parti fonder avec des potes New Center en 2007 ( le groupe de  hard-centre extrême),  Michael Mercier (guimbarde) et Nick About (djembé), ont à leur tour laché le band. Là encore, Francis Bayroo méprise. «Je suis inbranlable», affirme-t-il.

Équilibrium

«Rien à carrer.  Je crois à la tournée», répète-t-il invariablement lors de chacun de ses déplacements. Ce qui n’empêche pas  MoDem de rencontrer des difficultés dans la composition de ses playlistes, où l’équilibre est difficile à trouver entre les bonnes vieilles chansons de problem-rock dépressif et le nouveau beat optimisto-écologeek des The Greens.

Des sidemen en colère

À Paris, Coreen Lepage, l’une des six bassistes du groupe écume de rage. Elle dénonce aujourd’hui «l’effondrement» du groupe. Et a déclaré la semaine dernière que «Si Francis veut faire péter le jackpot, il va bien falloir qu’il change et arrête son trip d’artiste maudit explosé à l’hydromel». Mais là encore, Francis Bayroo a refusé de rentrer dans ce débat, convaincu de sa force.
«Feucques, j’ai souvent mal à l’estomac alors je bois de l’hydromel pour atténuer la douleur. Et puis je fais ce que je veux, merde. C’est fini de bader ( déprimer (ndlr)) pour des petites histoires à deux balles. En fait, j’ai la grosse gouache depuis que tout va de mal en pis : ça me bouste à fond !».

Nino Mouskouri

Nick President en chute, Segoleen en grâce

La Major des majors, le superlabel BVA, s’est réunie pour présenter les résultats de l’exercice 2007 des plus fortes ventes de titres téléchargés sur Internet.

Le dernier album du groupe Gouvernement s’est moins
bien vendu sur Internet.

Première constatation : Nick President Sarkozy, le thrasher de Gouvernement, accuse 8 millions de ventes en moins que prévues pour son dernier album Tout le temps sorti le mois dernier et s’est fait blacklister par 64 % des usagers de facebook. C’est un désaveu de les kids de la France .

Nick President n’a pas encore reconquis l’opinion. A en croire le communiqué BVA-l’Extorss réalisé – précision importante – avant le concert télévisé du 24 avril, le leader de Gouvernement mange ses doigts.

Sanction identique pour François Fion, le shredder guitariste de Gouvernement qui emboîte aussi à 46% de blacklisteurs fumasses sur le web.
C’est moins la cata que Nick, mais c’est toutefois bien aux fraises.

Selon Sean Saint-Mary, directeur artistique suprême du superlabel BVA , ce taux de mauvaises opinions du chanteur de Gouvernement (64%, +9 points) est « le pire de ces dernières années, en ce qui concerne le blacklisting, pas le spoofing » ( Francky Mitterrand spooffé à blanc en mars 1992 ! ).

Delanoise personnalité préférée des Français

De son côté, Bertie Delanoise, le petit punk tendance Ramones reconverti à l’électro-pop lounge (collectif Power to Society) reste en tête des personnalités dont les Kids souhaitent voir la face sur myspace et consorts (49%, -2.000.000 de pages vues), devant Ségoleen (43%, +2.000.000 de pages vues), le leader de MoDem, Franck Bayroo (42%, -3.000.000 de pages vues), le hard toaster de LCR Olivier Besanceknot (41%, -2.000.000 de pages vues) et le leader de L’Ecology, le groupe de pub-metal de John Louis Boorlooz qui plafonne à 39%, et enfonce le palmarès avec – de 5.000.000 de pages vues sur le Web.


No Pollutions : le dernier opus de L’Ecology, le groupe de John Louis Boorlooz
déçoit les amateurs de speed-metal sur le web.

Oh Segoleen !

Mais l’égérie folk du groupe Opposition, Segoleen Royal, prend le dessus auprès du grand public avec 71% (+7.000.000 de pages vues sur le Web.), devançant Delanoise (64%, -2) et Besanceknot (61%, +2). Parmi les amateurs ( un peu schizoïdes) de Thrash et de black métal, Borlooz arrive bizarrement en tête (57%, -4 000.000 de pages vues sur le Web.), devant Wam Bam, le groupe de MAM (55%, -5 000.000 de pages vues sur le Web.) et Rachida Dated, l’inclassable rappeuse en Gucci de GTS ( Garde Ton Sceau ) (49% -8 000.000 de pages vues sur le Web.)

Le communiqué de BVA-l’Extorss a également évoqué l’attitude des kids de la France sur le mouvement des lycéens, qui manifestent leur mécontentement depuis quatre semaines sur les forums du web contre les départs de plusieurs musiciens du groupe Education Nationale.

Surprise : 65% des mecs interrogées trouvent « plutôt cool » ces protestations, 30% étant d’un avis inverse et 5% s’en foutent complètement, se la pètent, et détournent résolument la tête ailleurs quand on leur demande, même super poliment.

Comme un chanteur abandonné : Bayroo en pleine descente

Après la catastrophe du festival de Pau, et le fiasco du concert gratuit de MC Solaal au métro Ségur, le leader « centronique » de Modem devait bien s’attendre à se faire descendre dans les skyblogs. Le frontman de MoDem qui traverse une zone de turbulence nous confie ses états d’âme.

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Francis Bayroo cette nuit vers 5 H du matin (photo D.Lachapelle)

Ce matin, à la terrasse du bar l’Aragon, le rade de Pau face aux Pyrénées bien connu des teufeurs où il a pris l’habitude de chillout, Francis Bayroo froissé par les excès d’une nuit d’enfer se lâche tous azimuts : d’abord le soir, il écoute de l’Underground Massive Posse « le live-act à Marseille, trop phat », casse du sucre sur le dos de ses ex-potes « Cavada est un tondu, donc il a perdu » et plus généralement, part en looping : « J’aime la techno, j’aime le rock, je kiffe la soupe newage et le trash métal le plus black, passque je suis un mec cool, le seul de cette bande de losers mal habillés ».

Puis rajustant son énorme paire de lunettes de soleil, il rallume une clope alors que le cendrier fume de la dernière qui ne s’est pas encore éteinte, vide un verre anonyme et se remet à bader, la voix fatiguée: »Mais aussi je me demande des fois si au fond quelque chose me branche vraiment, fuck, j’ai le vilain blues. Je crois même que je m’emmerde carrément ces derniers temps. Je suis pas passé loin du K-Hole cette nuit, ce bad que je me suis fait. Je me disais à ce moment-là que ma musique n’est pas vraiment comprise par les kids, que je suis un artiste maudit ».

Edgar Novlang

Crépage de brushing à la une des tabloïds

Alors que le peuple veut du sang, nos people se contentent de futiles escarmouches qui ennuient même la ménagère de plus de 50 ans.

Après les querelles internes ( Nick Sarkozy prenant ombrage des acrobaties scéniques de son guitar-hero, François Fion ainsi que des propos de ce dernier dans la presse) puis les remous inhérents au collectif Underground Massive Posse, voilà que le métallique Nick President Sarkozy s’en prend à l’inoffensif chanteur de charme, Francis Bayroo.

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Francis Bayroo ( à droite), le leader de MoDem.

Le leader de MoDem, combo de rock FM en quête d’identité musicale, mais prisé par les adulescents et qui se trouve à la tête d’un important fan-club est devenu subitement la cible des rockets du leader charismatique de Gouvernement et de son guitariste virtuose.

François Fion a en effet jugé «un peu courte» la prestation de Francis Bayroo et de MoDem au festival de Pau. »Ses slides et ses hammers sont imprécis et le modal, pour moi, c’est de l’esbrouffe : ça sonne comme un tranche de foie à la vinaigrette ! C’est gay ! » assène le shredder de Gouvernement.

Hier, en répétition, Nick President Sarkozy n’avait pas été plus tendre avec Françis Bayroo, qui selon le grinder réformiste a «marave son solo». «Ce n’est pas la peine de perdre son temps à taper le boeuf avec MoDem parce que sa mise en place des chansons est complètement illisible, et puis il scotché comme un sparadrap.» a clairement tranché Nick President Sarkozy, dont les propos sont rapportés dans Le Figaro culturel ce jeudi.