Archives pour la catégorie Opposition

DSK : a real motherfucking P.I.M.P ?

Le French Khan prend de plus en plus cher. Après ses embrouilles à New York City, le voilà carbonisé à nouveau pour des accusations concernant des affaires de proxénétisme aggravé. Cette avalanche de déboires judiciaires respire l’odeur de la poudre à shotgun. Alors s’agit-il de règlements de comptes orchestrés par des gangs rivaux de l’enfer pipolitique pour le contrôle territorial des quartiers du camembert électoral ? Une question et des affaires lourdes de sous-entendus !

Le Khan ne dessert pas les dents

Pleins  de lascars veulent me faire la peau !

L’ancien leader de FMI, le rappeur DSK, va entamer mercredi sa deuxième journée de GAV pour être entendu par la PJ ( pas Harvey, désolé pour lui ! ) sur son rôle dans l’affaire de proxénétisme dite du Carlton, après avoir passé la nuit au mitard.

Mardi soir, la juge d’instruction qui le mitonne a décidé de garder le French Khan dans l’intimité de sa cellule tant il est vrai que DSK, figure emblématique du gangsta rap de la Dauche mainstream traîne vraiment une sale cerise depuis presque un an.

Pourtant le french convict, comme on le surnomme dans le Bronx, ne dessert pas les dents : un enregistrement pirate buzze actuellement sur le net où on peut l’entendre slamer : « Pleins de lascars, ouais, pleins de lascars  veulent me faire la peau !  » et puis ces vers, clin d’oeil au dernier film de Clint Eastwood, un autre monstre sacré :  » ..ils m’ont mis les couverts, pris à découvert, ils m’ont cueilli tout vert, ils m’ont mis graaaave  à la John Edgar Hoover !  » sur un énorme backbeat, cette fois plutôt à la Slim Shady.

Au fond, DSK questionne et met face à elle-même une société brutale, pulsionnelle et hypocrite où l’image est à la fois la cible et le sniper, tel un démiurge fou s’infligeant sa propre Némésis.

There is no business like hore business !

Plus prosaïquement, les enquêteurs de la police judiciaire devaient interroger sur un ton moins lyrique le French Khan au sujet de soirées libertines auxquelles il aurait pris part, notamment à Paris et aux States, afin de savoir s’il avait capté ou bien, que les femmes qui  le suçaient étaient des putes ?

Son dernier voyage avait eu lieu du 11 au 13 mai dans la capitale américaine, à la veille de l’arrestation de DSK à New York dans l’affaire du Sofitel où il s’était fait piéger comme un thon rouge par un chalutier japonais.

A l’issue de sa garde à vue, l’electron libre du gangsta rap à la française pourrait être ou bien affranchi, un poing américain  c’est tout, ou bien jeté dans la fosse aux lions où l’attend la foule écumante de ses ennemis : médias opportunistes, chiens hurlant avec les loups, gangstaz du show-business, pipolitiques à lance-roquettes et autres condottiere en leasing/credit revolvering.

Pour l’empêcher de monter sur la scène de Rock aux Présidentielles et assurer ses concerts triomphaux, cela ne pouvait pas tomber mieux quand on y pense.

Jean-Baptiste Kérozen

MC HOLLAND au Bourget

La foule était en délire alors : MC HOLLAND le méga DJ du collectif de teufeurs Power to Society (PS) boulversait l’art de l’électro au Bourget ce fameux 22 janvier 2012. Voici en exclusivité un extrait obtenu à prix d’or par Les rockuptibles de cette rave monstre (et prohibée par les autorités) dont on se remet encore à peine tellement c’était du lourd.
MC Holland utilise les platines virtuelles ainsi qu’un Kaos Pad dissimulé, le top de la high tech : gros mix et ambiance à damner les anges !

Naturellement, MC essuie bien des critiques : ses abus de farine en backstage et son côté « machinéen ». Mais on pardonne tous leurs excès aux grands artistes quand ils ont du génie et savent remuer le coeur des foules…

Honoré 2 Prozac

Le Commencement de la Fin ?

Depuis deux semaines désormais, on assiste à une déflagration dans les mentalités dont l’onde de choc n’a pas encore fini de nous atteindre. L’affaire DSK, puis Tron présagent de lendemains à la gueule de bois pendant lesquels la langue du même matériau risque de devenir inopérante.
Le public prend conscience avec la violence d’un coup de fouet au Donjon (la meilleure boite de nuit échangiste  SM de la capitale) que les pipolitiques ne sont pas des personnages de Walt Disney. Certains sont des monstres à l’ego sur-dimensionné, d’autres des mutants aux moeurs discutables et aux boulimies inavouables.
C’est l’histoire d’une saga dans laquelle nous sommes de pitoyables figurants, même pas rémunérés.

Ils ne sont pas là pour sauver la planète : bien au contraire !

Tout a commencé il y a longtemps, lorsque nous avions la tête tournée ailleurs, pensant que les choses pourraient changer. C’était au fond une foi de charbonnier qui obscurcissait notre sens des réalités. De déceptions en frustrations, de scandales en sidérations, le public comprend peu à peu que le monde du show-biz pipolitique ressemble à quelque chose de pire que ce que nous pouvions imaginer. Le film est commencé, l’affiche s’est trouvée placardée sur chacun de nos moments quotidiens, seulement, nous ne sommes pas dedans, mais derrière….

Pour le moment en tout cas…..

Truman Condom

DSK ou l’innocence de proximite

Ici un ardent défenseur de l’innocence de DSK demande sa libération

Certains américains doutent du confort matériel de DSK et demandent sa libération du 71 Broadway Street ( et non pas de l’Empire State Building comme l’a fantasmé mon auguste confrère Billy Zeguique ) où il réside actuellement. Martyr de sa propre libido, le French Khan emporte le soutien d’une partie de la population new-yorkaise, surtout celle de ses voisins.

 » L’ADN de son liquide séminal trouvé sur le col de la femme de chambre ne démontre rien d’autre que  l’ancien leader de FMI est capable de projection et d’un ressort extraordinaires, ce sont  les indices d’une santé de fer. Il faut qu’il s’installe ailleurs avant de casser des vitrines en lisant Playboy. » assure un locataire du  73  Broadway Street.
DSK innocent ? Certains y croient davantage que son avocat. Au moins dans son quartier….

EDGAR NOVLANG

Broadway to Hell

WOOA…C’est à une vitesse supersonique que DSK grimpe au climax. Après une semaine à infuser à Rickers Island,  enregistré en six jours de claustration pénitentiaire sur un vieux Nokia 3410 son album fulgurant, Sexual slave, se pose comme un  des plus fracassant  succès médiatique des dix dernières années. Le  French Konvict  se retrouve en moins de dix jours en train de bronzer sous les projecteurs de Broadway. Le nouveau Khan Kong de New-York perche  désormais dans un appartement de l’Empire State Building qui coûterait bien plus que celui de Fifty Cents selon les rumeurs et médite sa gloire naissante d’American Comet arrivé au Top par le Down.

C’est un mixage savant de bad boy attitude et de scandale judiciaire : l’homme qui nous avait habitué à de suaves mélodies molletonnées comme des matelas remplis de billets de banque passe sans prévenir au Gangsta Rap shooté à la testostérone ultra explosive : plus machoman ou  explicit lyrics, tu meurs ! C’est l’électrochoc garanti à la première écoute. Au point que le légendaire guitar hero Jean Pierre Riff Rafarin en a déclaré, séché par l’audace de l’artiste : « Il y aura désormais un avant et un après DSK ! »

Le LP 6 chefs d'accusation enregistré en une semaine sur un vieux Nokia 3410 fait un gros Buzz sur Internet

La Planque à 250.00 doll’s.

En attendant que s’abattent les foudres aveuglantes de la Thémis américaine, le  Khan  Kong aux abois gère une street credibility  flambée à l’éthanol et gravit des Kilimanjaros de stress au sommet de l’Empire State Building avec  pour voisins une bande de hackers sous metha amphétamines, quelques pop-stars  larguées en cure de désintoxication et une fine théorie d’aigrefins subprimers poissés par les fédéraux. Un étage qui sent le souffre et où, dit-on, derrière chaque porte des démons hululant murmurent et vaticinent de lancinantes et nostalgiques complaintes vaudou issues d’un moyen-âge moderne, gothique et sombre.

Désormais DSK a consommé le pillage du fret, et à force de trop convoiter les guinées, c’est arrivé : l’accident d’oiseau.
Pour l’anecdote mon pote, certains prétendent que le French Khan aurait profité de cette semaine à Rickers Island pour se faire tatouer NO ONE is InNoceNt sur le zguègue. Toutefois, l’info est démentie par son producteur et ses avocats. C’est pas moi qui irait vérifier ! MDR !

Pendant la fouille corporelle à Rickers Island

Totalement cramé au Bristol Plaza où le physionomiste, un grand black athlétique au visage grave, veut lui faire une tête ça comme ! DSK s’est vu relégué dans une cage dorée sous surveillance video et vit super fliqué aux milieu des princes déchus qui peuplent le faîte du plus célèbre gratte-ciel de la planète. Pourra-t-il encore de là-haut  contempler sans regrets notre mini Nirvana de pauvres mortels rampants  ?

Attends….Cette giga-promotion médiatique a aussi son prix en numéraire. DSK a dû lâcher  6 millions de dollars pour fiancer la fille de l’air et devra douiller près de 250.000 $ mensuels, sans compter les avocats, en attendant que siège la justice américaine.
La vente de son futur LP va-t-elle couvrir ces dépenses digne d’un empereur Mongol ou le French Khan devra-t-il taper des dollars à sa richissime épouse pour tenir la longueur ?

To be continued…..

Billy Zeguique

DSK in OZ

DSK, la superstar internationale se trouve au coeur d’une tourmente judiciaire très américaine et terriblement romantique. Jeté dans une cellule grande comme une chambre de bonne dans la prison de Rickers Island, le barde vedette du groupe FMI, célèbre et inusable combo de fuck métal qui ravage la planète de ses riffs assassins depuis maintenant près de quarante ans, ne serait pas immédiatement prédisposé pour le gangsta rap selon ses avocats. Toutefois, show-biz oblige, la maquette de son prochain album est déjà en cours de préparation. Un tournant majeur dans la carrière de ce grand artiste populaire ?

DS4 projet maquette de Live in Rickers Island

Il faut reconnaître qu’à la lecture des chefs d’inculpation DSK met  2PAC au rencard et renvoie Jay-Z  jouer au bac à sable. Un petit côté Michael Jackson dont il a au passage engagé l’avocat en défense pour cette ténébreuse affaire.
Le french Khan, comme le surnomment déjà les taulards de Rickers Island, s’offre de grandes chances de carboniser Snoop Doggy Dog dans les charts et commencerait même à faire flipper Eminem.
Pour mémoire rappelons que DSK, baladin international, s’est fait pincer à l’aéroport de NYC après une séance houleuse à l’hôtel Sofitel avec une technicienne de surface dont il aurait tenté de sonder les profondeurs. Mis en détention dans une des prisons les plus violente et les plus glamour des USA, DSK se trouve en quelque sorte téléporté dans une série de télévise américaine. Côté promocation ( promo-provoc), c’est du lourd.
OZ, feuilleton audiovisuel de Tom Fontana  en 6 saisons, rend assez bien l’ambiance dans laquelle se trouve désormais plongé notre outsider et nous la conseillons pour l’édification de tous ceux qui voudrait se faire une idée plus précise et plus stimulante de son nouvel environnement politique. Sans compter les vastes possibilités d’épanouissement personnel que promet la situation au plan spirituel.
Nous fredonnons Redemption Song en pensant que  DSK se trouve par le plus grand des hasards dans la peau du plus petit dénominateur commun, ce qu’il n’a jamais été, mais toujours géré de loin et en grande quantité. Des plus petits dénominateurs communs  comme vous et moi, et surtout eux.  Vous savez ? Les pauvres, les nègres, les grecs, les portugais etc…. Zoom.

Le réquisitoire dressé contre le ménestrel de FMI ressemble à une liste de porn movies trouvée froissée dans un caniveau de Hell’s Kitchen :

 1. «Acte sexuel criminel au premier degré». En l’espèce, «le pénis est entré en contact avec la bouche de la victime à deux reprises», selon le procureur Cyrus Vance. Cette charge compte double et vous ne touchez pas 200.000 euros. de salaire mensuel. Ce grief est passible d’un maximum de 25 ans de réclusion, soit une peine de 50 ans dans cette affaire en raison de la répétition du fait. Cher !

2. «Tentative de viol au premier degré». L’idée même du viol aux Etats-Unis est en soi un délit et recouvre  surtout le rapport sexuel vaginal non consenti. Vil.

3. «Agression sexuelle au premier degré».
. A New York, 7 ans de malheurs. Dur.

4. «Emprisonnement illégal au second degré». Il s’agit du fait de retenir quelqu’un contre son gré. Dans cette affaire, DSK est soupçonné d’avoir fermé la porte de la suite du Sofitel, empêchant ainsi la technicienne de faire surface. Un délit passible d’un an de prison. La disproportion de la peine avec les autres délits fait danser notre imagination : top funky.

5. «Attouchements non consentis». Il s’agit de «toucher les parties intimes d’une personne dans un but dégradant et afin d’abuser d’elle».  Ce délit est passible d’un an de prison dans l’Etat de New York. Bluffant !

6. «Agression sexuelle au troisième degré». Cette qualification recouvre un «contact sexuel» sans emploi de la force.. Le délit est passible de 3 mois d’emprisonnement. Cela concerne-t-il aussi la masturbation ? Et pour aller pisser quel est le risque judiciaire ?

Les américains sont épatants : à la scène comme à la vie. Extravagants et enthousiastes.
Au pied de page de ce menu de basse gastronomie, on pourrait penser que quatre personnes au moins se trouvaient présentes et on se divertit à penser que DS4 serait un bon nom, du genre gang-bang de jeunes à soi tout seul ! C’est un futur collectif de  gangsta rap qu’est devenu, bon gré, mal gré, notre DSK international.
Anyway, comme dirait Lil Wayne qui a déjà enregistré plusieurs album à Rickers même : he has been fucked up now ! DSK risque de payer une addition au red hot chilli pepper de 74 ans de prison :  ce qui lui laisserait le temps de trouver le flow et de bien bosser les lyrics de son futur album.

Honoré 2 Prozac

La fin de l’égoïsme

Nous n’avons plus rien car nous n’avons jamais rien eu.
Ce qui nous possède se limite à tout ce que nous avons voulu, pas même à ce que nous avons eu.
La beauté est à nos pieds mais nous marchons dessus.
La prison est en nous et la clé se trouve dans notre pardessus.

Ceux qui nous possèdent ne le font que parce que nous le voulons bien.
L’amour n’est pas un mot qui se traduit en acte mais un acte qui n’a pas de mot pour se décrire.
Ce qui nous est retiré nous est ajouté à la fin.

La peur et sa concubine, la bêtise est un bien de consommation de masse.
Nous sommes la masse mais le poids nous manque pour devenir critique.

La légèreté qui fait la noblesse de nos âmes s’est trouvée abolie par de plus sots que nous.

Nous sommes bien plus libres que nous avons l’ombre de l’imaginer.
Seule notre capacité d’être maintenant nous sera la possibilité d’un avenir.

Soyons fous n’ayons plus crainte du prochain car il est à deux pas d’accomplir notre destin tandis que nous accomplirons le sien.

Libérons des chaînes l’esclave au fond de nos peines, rien ne nous appartient quoique ils eussent pu nous le faire croire.

La jeunesse est une eau vive entre nos mains, comme la vie elle coule et jamais ne revient, sauf pour sauver nos enfants
du début de la fin.

Antoine de Saint Exaspérant.

Les Rockuptibles de retour

Tel un Béhémoth confit dans les gelées de la pensée unique, Les Rockuptibles s’étaient mis en sommeil en attendant des jours meilleurs. Les auteurs enfermés deux années dans les caves de la rédaction, nourris au pain sec et à l’eau du robinet avaient fomenté une fronde qui les conduisirent vers la démocratie et menèrent Truman Condom(e), le rédacteur en chef, à prononcer la liquidation du Blogzine. Ce dernier s’épuisait depuis en mondanités et en ruminations désoeuvrées sur Facebook où il renouait d’anciennes accointances avec ses vieux camarades de Harvard.

Mais les récents évènements en Afrique du Nord et à travers le monde arabe nous ont tirés de notre torpeur et après une séance houleuse et plénière des membres de l’ancienne rédaction, nous sommes arrivés à l’unanimité par prendre la décision de reprendre l’ours là où nous l’avions laissé.

 

Les quinze membres ( au premier plan ) de la rédaction du blogzine révolutionnaire Les Rockuptibles

Dimanche matin, 20 février 2011, Truman Condom(e) a reçu notre délégation dans son quinze pièces cuisine de l’avenue Montaigne et c’est les mains enfoncées avec désinvolture dans les poches de sa robe de chambre fétiche ( un cadeau d’Hugh Hefner (ndlr) ) qu’il nous a déclaré :

 » Ah comme je suis content de vous revoir, mes amis ! Alors comme ça la mutinerie est terminée ? Non, non, pas un mot : je ne vous en veux pas, car pour ma part tout est oublié. La porte de ma cave vous demeure toujours grande ouverte et je ne pourrais sans me déshonorer éconduire une telle brochette de talents, une telle concaténation de grands esprits. Vous voulez reprendre le journal dites-vous ? Certes, mais il va falloir consentir quelques sacrifices.

Primo, finies les vacances à Montreuil (93) et les virées du samedi soir au Café de la Gare du Nord. J’attends de mes journalistes qu’ils soient sur la brèche 24 H/24 : je finissais par vous trouver ramollis et indolents. Vous étiez sur la pente de l’embourgeoisement, on aurait dit une véritable digestion dominicale en vous voyant…Méfiance et vigilance mes fiers spadassins, car nous sommes l’élite de la contestation, l’avant-garde de la critique sociale, la migraine du système médiatique, son meilleur cauchemar, son antidote également et par dessus tout sa noble frugalité. Voilà qui mène à mon secundo : vos propensions coupables à la consommation de viande rouge tous les midis et ce goût de précieuses ridicules pour le chauffage central qui nous conduiraient droit dans le mur si vous aviez l’audace de persister dans les sottes revendications qui furent les vôtres.

Excusez la franchise de mon propos, mais je vous le déclare franchement : vous étiez en train de vous Pernauiser, de vous David Pujadassifier, le Claire Chazal en bandoulière pour ainsi dire. Mais laissons au garage les récriminations. Hardis petits, c’est oublié : sus à vos claviers et à vos Ataris ! L’information est une campagne militaire, que dis-je une conquête spatiale au point où nous en sommes rendus.

Oh j’oubliais, il va falloir tout nettoyer en bas, la femme de ménage refuse de descendre à la cave que vous avez laissé dans un état proche de la Lybie. Elle m’a avoué n’avoir jamais pensé que des journalistes pussent sentir aussi mauvais, elles pensaient que Les Rockuptibles étaient rédigés par une meute de gorilles radical-socialistes en rut. Alors de la discipline, mes enfants, deux chiffres et un grand auteur classique : dix-six-Pline : voilà le nombre d’or de notre entreprise. Seize avec votre serviteur. Vous êtes quinze, alors vous devriez être capables d’entretenir une grotte de 50 mètres carrés. Organisez-vous diantrefeucques ! Allez, allez mes chers amis : je ne vous blâme pas, car un père peut-il rejeter son enfant revenu au bercail ? Fi, non. Descendez au travail, allez descendez mes chers petits, que je ferme derrière vous… »

Je me rappelle d’avoir surpris J.B Kérozen qui en avait presque les larmes aux yeux. Était-ce de joie ? Ou bien une poussière dans l’oeil ?

Tout cela pour vous dire que nous sommes de retour…

Victor Ego

Tout doit disparaître

Moi, Truman Condom, après avoir assuré la capitainerie des Rockuptibles pendant deux années durant lesquelles j’ai mené la barre de ce navire fort d’un équipage de quinze auteurs dévoués et talentueux prononce en pleine possession de mes facultés pataphysiques et cérébrales la liquidation de ce webzine tel que vous l’avez connu.

Truman Condom

Il faut préciser à l’intention des profanes que le but affiché des Rockuptibles était de moquer les outils autant que les usages de la propagande  médiatique orchestrée  par les pouvoirs en place. Nous avions par nos sottises,  par ce que certains pourront considérer comme de la vulgarité ou du mauvais goût ou par ce que d’autres qui nous le concèdent – une plume acerbe et vigoureuse – décidé de prendre pour cible la bouffonnerie décomplexée de la société médiatique. Nous y voulions dénoncer le mensonge permanent et le mode viral par lequel la presse et la télévision nationale ont intoxiqué notre quotidien. Le pouvoir de l’infox !

Désormais, cette facilité de ton nous est forclose dans la mesure où elle a perdu toute pertinence.

Les Rockuptibles cessent ainsi leur activité de « grande gueule » digitale. Toute satire nous semblant au vu des récents évènements désormais caduque,  nous en tirons les conséquences qui s’imposent. Nous nous expliquons.

Les maîtres dépassent les élèves…

La décision de liquider Les Rockuptibles nous a été dictée par la  fortuite audition un certain lundi 18 octobre 2010 du JT de France 2  dans lequel la grossièreté pitoyable du propos nous a fait rire aux larmes en même temps qu’elle nous a forcé reconsidérer l’essentiel de nos activités. Les rôles se trouvant alors selon nous, subitement inversés.

De sorte que, à la sortie de cette expérience métaphysique, il nous a semblé manifeste que Les Rockuptibles avaient été rejoints et dépassés dans les registres du grotesque par les modèles qu’ils avaient pour vocation de pasticher. Le Journal de 20 H de la chaîne publique nous avait détrônés et fait mordre la poussière en nous tenant les côtes.

C’est que, dans le choix des sujets,  dans la niaiserie compassée des analyses, dans le traitement ronflant des thèmes abordés, dans le ridicule des « experts » convoqués à l’antenne, dans la sotte évidence des questions posées lors des interviews, dans le prêt-à-penser puéril et les idées en solde, dans le côté bourgeois gentilhomme de David Pujadas qui avait l’art de faire de la désinformation comme M.Jourdain celui de faire de la prose; rien n’avait été économisé par nos saltimbanques-journalistes de la télévision pour produire le plus savoureux effet comique.

Le syndrome « comique qui s’ignore » de la société du spectacle contemporaine…

Mais nous ne cessions pas céans et arrivions à cette seconde conclusion que le système de la société spectaculaire était entrée dans son ère « comique qui s’ignore » incapable désormais de prendre la mesure de sa sotte vulgarité. De là, nous  constations que les agents de la propagande officielle ne se rendant plus compte de leur propre balourdise,  ils étaient  devenus totalement « Deborderline ».  Cette déviance schizoïde du réel inversé nous apparaissant comme  le signe manifeste d’un basculement des stéréotypes qui glissaient en quelque sorte sur une peau de banane  médiatique et nous  régalaient du spectacle de les voir tomber sur le cul.

Rappelons à la police de la pensée que toute bonne propagande, et cela depuis Goebbels, son sinistre inventeur, doit par principe  fondamental apprécier la distance qui sépare la vérité des fables qu’elle sert aux dupes qui en font leurs opinions. Mais, si d’aventure cette appréciation des distances se trouve négligée en raison de la médiocrité ou de la trop grande insouciance de ses artisans, nous entrons alors dans une phase de « perte de contrôle » où les dupes eux-mêmes se trouvent comme secoués et réveillés par les tartes à la crème qui traversent leur petit écran.

Les Rockuptibles entrent ainsi avec vous tous, par la force des évènements, dans une nouvelle ère. Une ère beaucoup plus sérieuse où nous pourront toujours nous distraire au théâtre de ces marionnettistes qui nous manipulent et se prennent les pieds dans leurs propres ficelles.

Nous conservons évidemment à l’intention des lecteurs toutes les publications postées à ce jour. Nous y ajouterons ceci : usez, chers lecteurs et lectrices d’une grille de lecture rétroactive et comparative. Regardez le JT et lisez, ou relisez ce que constituent désormais les archives de Les Rockuptibles. Alors vous jugerez des deux qui est le plus bouffon.

Enfin, nous pensons qu’il est désormais venu le temps nouveau de réinventer un véritable consensus philosophique et non plus  uniquement matérialiste pour déterminer nos choix politiques et notre avenir social.
Tout doit disparaître……..

TRUMAN CONDOM

Dr Dray a le flow pour le poto de la Répu

Le Rappeur du neuf-deux, Docteur Dray, est venu aujourd’hui soutenir Brice Hotrefew, dit Brice-glace, en estimant que le responsable du Service d’Ordre des tournées du groupe Gouvernement est un  » gros biker de la place de la République un peu épais » qui n’est pas raciste mais qui s’est oublié  sous lui avec « une phrase inacceptable ».

Dr Dray, le killer du neuf deux

Brice-glace a en effet été condamné vendredi à une amende de 750 euros pour avoir tenu en septembre 2009 des propos jugés « outrageants » envers les  narabes. Il a décidé de faire appel parce que c’est trop injuste de plus pouvoir dire ce qu’on ne  pense pas tout à fait.

Brice-glace, le chef du SO du groupe white thrash, Gouvernement

Invité dimanche du Grand Rendez-vous Europain/Le Pharisien-Aujourd’hui en Trance, l’ex gamin du ghetto du neuf-deux, le célèbre Dr Dray a déclaré :  « je ne suis pas un pavlovien de la démission ( un bolchévique (ndlr)). A chaque fois que quelqu’un fait une couille, je ne suis pas pour lui faire la hagra et le gazer du genre : gouverner plus pour  démissionner plus ! Yo Bro, c’est pour les bouffons ça ! « .  « Tu chouffes, ma gueule, !  Je ne considère pas que Brice est un racisse, juste un gros physio de night-club qui a tracé sa way vers le roro, mais à la base c’est qu’un vieux sauce de la Répu..  » qu’a eu  » une phrase inacceptable« , a ajouté le Eminem de l’Essonne, considérant que  « le bon kiff  pour le  public aujourd’hui nécessite plus de sten et de zen que ce genre de fièvre médiatique« .

Comme quoi, selon Dr Dray, on peut être raciste sans être raciste. Bravo, l’artiste : ça c’est du toast !

Nino Mouskouri