Archives pour la catégorie backstage

Love is in the air

Comment ne pas tomber sous le charme de ce couple d’engins de mort roulés comme Pamela Anderson et Jude Law qui folâtrent dans la brume romantique d’une mâtinée
délicate ? Ces deux stars, deux F-16 de l’USAF qui pèsent à elles seules quelques millions de dollars nous captivent dans leur fragile et touchante candeur où le temps semblent comme suspendu  à leurs ailes dans un instant de poésie. Alors avant d’aller verser quelques tonnes de matières explosives sur le public bercé par l’aérodynamisme de ces courbes, le couple capable d’atteindre un orgasme de Mach 3 nous offre un moment de grâce et d’innocence.

i412_0Edgar Novlang

 

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Bonne Année à tousses

Le Jour De l’An est une date importante fêtée depuis au moins 2012 ans dans l’histoire de l’homme.
Après c’est une nouvelle année et c’est drôlement bien pour tout le monde qui aime un peu les chiffres.

L'année 2012 vue du ciel ( anticipation photo sur statistiques fournies par la SOUFRES)

Alors toute l’équipe de Les Rockuptibles me charge de vous présenter ses meilleurs voeux pour l’année 2012.
Plein de merveilleusitude à tousses.

Edgar Novlang

Le Commencement de la Fin ?

Depuis deux semaines désormais, on assiste à une déflagration dans les mentalités dont l’onde de choc n’a pas encore fini de nous atteindre. L’affaire DSK, puis Tron présagent de lendemains à la gueule de bois pendant lesquels la langue du même matériau risque de devenir inopérante.
Le public prend conscience avec la violence d’un coup de fouet au Donjon (la meilleure boite de nuit échangiste  SM de la capitale) que les pipolitiques ne sont pas des personnages de Walt Disney. Certains sont des monstres à l’ego sur-dimensionné, d’autres des mutants aux moeurs discutables et aux boulimies inavouables.
C’est l’histoire d’une saga dans laquelle nous sommes de pitoyables figurants, même pas rémunérés.

Ils ne sont pas là pour sauver la planète : bien au contraire !

Tout a commencé il y a longtemps, lorsque nous avions la tête tournée ailleurs, pensant que les choses pourraient changer. C’était au fond une foi de charbonnier qui obscurcissait notre sens des réalités. De déceptions en frustrations, de scandales en sidérations, le public comprend peu à peu que le monde du show-biz pipolitique ressemble à quelque chose de pire que ce que nous pouvions imaginer. Le film est commencé, l’affiche s’est trouvée placardée sur chacun de nos moments quotidiens, seulement, nous ne sommes pas dedans, mais derrière….

Pour le moment en tout cas…..

Truman Condom

Les fugitifs

Déplacé depuis mercredi 25 mai au soir dans un penthouse de 600 mètres carrés situé à Manhattan-Sud, DSK poursuit sa luxueuse cavale  à New York avec la rage au ventre et un bracelet électronique à la cheville. Aux côtés de son compère, l’avocat Benjamin Brafman, ancien transfuge de Gotham City et ex-meilleur petit ami de Robin, DSK se cherche et tâtonne  dans  les conditions épouvantables que l’on connait à l’édification d’une ligne de défense cohérente en vue de sa comparution prochaine devant les tribunaux de l’Empire.

La machine à débrancher le temps

Au même moment, dans l’hexagone, TRON, le héros cybernétique reconverti pour des raisons de santé dans la politique française vient de se faire démasquer par d’anciens sous-programmes auxiliaires devenus virulents  et qui l’accusent de hacking sexuel. Devra-t-il réintégrer l’Infoplan via la supersphère pour échapper à ses ennemis et conserver son identité secrète ?

Parallèlement, plusieurs mesures pour renforcer la sécurité des réseaux internet français ont été annoncées en conseil des ministres pour éviter les attaques pirates du Joker.

D'ici ou de là-bas ?
D'ici ou de là-bas ?

Sur ces entrefaites, l’immortel vampire super-vilain, Ratko Mladic ( un ami de Vlad Dracul ) responsable du massacre de  8000 personnes ( bien plus que le Bouffon Vert et Magnéto réunis ) a été arrêté jeudi, vers 6 heures du matin, à Lazarevo, un petit village à une centaine de kilomètres de Belgrade, la capitale serbe.

Tout ceci se trouvant en quelque sorte encapsulé dans le même continuum : c’est un peu comme dans le film Inception mais en plus compliqué, on lit ceci dans le célèbre fanzine Le Monde  : L’Elysée, bien plus que les médias, n’ignorait rien de la vie privée de DSK. Le pouvoir, alimenté par ses relais dans la police, sait tout des secrets les plus intimes des X-Men, jusqu’à user des informations graveleuses (sic) dont il dispose.


Si vous ne comprenez pas tout, c’est normal, nous non plus.

Nino Mouskouri

Les Rockuptibles de retour

Tel un Béhémoth confit dans les gelées de la pensée unique, Les Rockuptibles s’étaient mis en sommeil en attendant des jours meilleurs. Les auteurs enfermés deux années dans les caves de la rédaction, nourris au pain sec et à l’eau du robinet avaient fomenté une fronde qui les conduisirent vers la démocratie et menèrent Truman Condom(e), le rédacteur en chef, à prononcer la liquidation du Blogzine. Ce dernier s’épuisait depuis en mondanités et en ruminations désoeuvrées sur Facebook où il renouait d’anciennes accointances avec ses vieux camarades de Harvard.

Mais les récents évènements en Afrique du Nord et à travers le monde arabe nous ont tirés de notre torpeur et après une séance houleuse et plénière des membres de l’ancienne rédaction, nous sommes arrivés à l’unanimité par prendre la décision de reprendre l’ours là où nous l’avions laissé.

 

Les quinze membres ( au premier plan ) de la rédaction du blogzine révolutionnaire Les Rockuptibles

Dimanche matin, 20 février 2011, Truman Condom(e) a reçu notre délégation dans son quinze pièces cuisine de l’avenue Montaigne et c’est les mains enfoncées avec désinvolture dans les poches de sa robe de chambre fétiche ( un cadeau d’Hugh Hefner (ndlr) ) qu’il nous a déclaré :

 » Ah comme je suis content de vous revoir, mes amis ! Alors comme ça la mutinerie est terminée ? Non, non, pas un mot : je ne vous en veux pas, car pour ma part tout est oublié. La porte de ma cave vous demeure toujours grande ouverte et je ne pourrais sans me déshonorer éconduire une telle brochette de talents, une telle concaténation de grands esprits. Vous voulez reprendre le journal dites-vous ? Certes, mais il va falloir consentir quelques sacrifices.

Primo, finies les vacances à Montreuil (93) et les virées du samedi soir au Café de la Gare du Nord. J’attends de mes journalistes qu’ils soient sur la brèche 24 H/24 : je finissais par vous trouver ramollis et indolents. Vous étiez sur la pente de l’embourgeoisement, on aurait dit une véritable digestion dominicale en vous voyant…Méfiance et vigilance mes fiers spadassins, car nous sommes l’élite de la contestation, l’avant-garde de la critique sociale, la migraine du système médiatique, son meilleur cauchemar, son antidote également et par dessus tout sa noble frugalité. Voilà qui mène à mon secundo : vos propensions coupables à la consommation de viande rouge tous les midis et ce goût de précieuses ridicules pour le chauffage central qui nous conduiraient droit dans le mur si vous aviez l’audace de persister dans les sottes revendications qui furent les vôtres.

Excusez la franchise de mon propos, mais je vous le déclare franchement : vous étiez en train de vous Pernauiser, de vous David Pujadassifier, le Claire Chazal en bandoulière pour ainsi dire. Mais laissons au garage les récriminations. Hardis petits, c’est oublié : sus à vos claviers et à vos Ataris ! L’information est une campagne militaire, que dis-je une conquête spatiale au point où nous en sommes rendus.

Oh j’oubliais, il va falloir tout nettoyer en bas, la femme de ménage refuse de descendre à la cave que vous avez laissé dans un état proche de la Lybie. Elle m’a avoué n’avoir jamais pensé que des journalistes pussent sentir aussi mauvais, elles pensaient que Les Rockuptibles étaient rédigés par une meute de gorilles radical-socialistes en rut. Alors de la discipline, mes enfants, deux chiffres et un grand auteur classique : dix-six-Pline : voilà le nombre d’or de notre entreprise. Seize avec votre serviteur. Vous êtes quinze, alors vous devriez être capables d’entretenir une grotte de 50 mètres carrés. Organisez-vous diantrefeucques ! Allez, allez mes chers amis : je ne vous blâme pas, car un père peut-il rejeter son enfant revenu au bercail ? Fi, non. Descendez au travail, allez descendez mes chers petits, que je ferme derrière vous… »

Je me rappelle d’avoir surpris J.B Kérozen qui en avait presque les larmes aux yeux. Était-ce de joie ? Ou bien une poussière dans l’oeil ?

Tout cela pour vous dire que nous sommes de retour…

Victor Ego

Tout doit disparaître

Moi, Truman Condom, après avoir assuré la capitainerie des Rockuptibles pendant deux années durant lesquelles j’ai mené la barre de ce navire fort d’un équipage de quinze auteurs dévoués et talentueux prononce en pleine possession de mes facultés pataphysiques et cérébrales la liquidation de ce webzine tel que vous l’avez connu.

Truman Condom

Il faut préciser à l’intention des profanes que le but affiché des Rockuptibles était de moquer les outils autant que les usages de la propagande  médiatique orchestrée  par les pouvoirs en place. Nous avions par nos sottises,  par ce que certains pourront considérer comme de la vulgarité ou du mauvais goût ou par ce que d’autres qui nous le concèdent – une plume acerbe et vigoureuse – décidé de prendre pour cible la bouffonnerie décomplexée de la société médiatique. Nous y voulions dénoncer le mensonge permanent et le mode viral par lequel la presse et la télévision nationale ont intoxiqué notre quotidien. Le pouvoir de l’infox !

Désormais, cette facilité de ton nous est forclose dans la mesure où elle a perdu toute pertinence.

Les Rockuptibles cessent ainsi leur activité de « grande gueule » digitale. Toute satire nous semblant au vu des récents évènements désormais caduque,  nous en tirons les conséquences qui s’imposent. Nous nous expliquons.

Les maîtres dépassent les élèves…

La décision de liquider Les Rockuptibles nous a été dictée par la  fortuite audition un certain lundi 18 octobre 2010 du JT de France 2  dans lequel la grossièreté pitoyable du propos nous a fait rire aux larmes en même temps qu’elle nous a forcé reconsidérer l’essentiel de nos activités. Les rôles se trouvant alors selon nous, subitement inversés.

De sorte que, à la sortie de cette expérience métaphysique, il nous a semblé manifeste que Les Rockuptibles avaient été rejoints et dépassés dans les registres du grotesque par les modèles qu’ils avaient pour vocation de pasticher. Le Journal de 20 H de la chaîne publique nous avait détrônés et fait mordre la poussière en nous tenant les côtes.

C’est que, dans le choix des sujets,  dans la niaiserie compassée des analyses, dans le traitement ronflant des thèmes abordés, dans le ridicule des « experts » convoqués à l’antenne, dans la sotte évidence des questions posées lors des interviews, dans le prêt-à-penser puéril et les idées en solde, dans le côté bourgeois gentilhomme de David Pujadas qui avait l’art de faire de la désinformation comme M.Jourdain celui de faire de la prose; rien n’avait été économisé par nos saltimbanques-journalistes de la télévision pour produire le plus savoureux effet comique.

Le syndrome « comique qui s’ignore » de la société du spectacle contemporaine…

Mais nous ne cessions pas céans et arrivions à cette seconde conclusion que le système de la société spectaculaire était entrée dans son ère « comique qui s’ignore » incapable désormais de prendre la mesure de sa sotte vulgarité. De là, nous  constations que les agents de la propagande officielle ne se rendant plus compte de leur propre balourdise,  ils étaient  devenus totalement « Deborderline ».  Cette déviance schizoïde du réel inversé nous apparaissant comme  le signe manifeste d’un basculement des stéréotypes qui glissaient en quelque sorte sur une peau de banane  médiatique et nous  régalaient du spectacle de les voir tomber sur le cul.

Rappelons à la police de la pensée que toute bonne propagande, et cela depuis Goebbels, son sinistre inventeur, doit par principe  fondamental apprécier la distance qui sépare la vérité des fables qu’elle sert aux dupes qui en font leurs opinions. Mais, si d’aventure cette appréciation des distances se trouve négligée en raison de la médiocrité ou de la trop grande insouciance de ses artisans, nous entrons alors dans une phase de « perte de contrôle » où les dupes eux-mêmes se trouvent comme secoués et réveillés par les tartes à la crème qui traversent leur petit écran.

Les Rockuptibles entrent ainsi avec vous tous, par la force des évènements, dans une nouvelle ère. Une ère beaucoup plus sérieuse où nous pourront toujours nous distraire au théâtre de ces marionnettistes qui nous manipulent et se prennent les pieds dans leurs propres ficelles.

Nous conservons évidemment à l’intention des lecteurs toutes les publications postées à ce jour. Nous y ajouterons ceci : usez, chers lecteurs et lectrices d’une grille de lecture rétroactive et comparative. Regardez le JT et lisez, ou relisez ce que constituent désormais les archives de Les Rockuptibles. Alors vous jugerez des deux qui est le plus bouffon.

Enfin, nous pensons qu’il est désormais venu le temps nouveau de réinventer un véritable consensus philosophique et non plus  uniquement matérialiste pour déterminer nos choix politiques et notre avenir social.
Tout doit disparaître……..

TRUMAN CONDOM

Tous coupables

Abus de confiance, faux et usage de faux, introduction frauduleuse de données dans un système informatique. Jugé pour avoir pris sur les marchés financiers des positions spéculatives  pharaoniques à hauteur de dizaines de milliards d’euros. Frappé d’anathème pour avoir menacé à lui seul l’équilibre monétaire mondial, Jérôme Kerviel s’est fait débiter en rondelles charcutières par le tribunal correctionnel de Paris.

Au menu, méchoui de bouc émissaire précédé d’une tête de Turc sauce à la grimace : l’ancien trader de la Société Générale devra toutefois garder de son jus pour payer l’amende colossale de 4,9 milliards d’euros dès qu’il aura purgé ses trois ans de prison fermes.  La justice des hommes n’a pas changé depuis belle fable.

 

Les journaux calculent ainsi qu’il lui faudrait 170.000 ans pour rembourser son malheureux ancien employeur. On croirait à la lecture de ce prononcé de conte de fée que  Geppeto s’est fait duper par Pinocchio. Un procès comme un film de Walt Disney, immortel grandiose hollywoodien où le vilain petit garçon en bois retourne à l’état de marionnette pour sa punition.

 

Jérôme Kerviel dispose de 170.000 ans pour payer ses dettes à la société. C'est long à vivre pour un seul homme.

 

Kerviel plaide ainsi qu’il fut la « créature » du plaignant et qu’il avait succombé aux chimères d’une institution respectable entre toutes, à savoir, la turbo-spéculation bancaire macroéconomique. Apparemment, le prétoire a jugé l’argument oiseux et le nez de Jérôme un peu trop long.

Quand à nous, la consolation vient en songeant que ce sont désormais des ordinateurs qui font le travail de Jérôme Kerviel dans 70 % des cas. Gageons que dans moins de 170.000 ans ce seront des magistrats cybernétiques qui condamneront des traders électroniques à des peines logicielles infamantes exécutées par ces terminators de la Matrix qui seront dévoués au maintien de l’équilibre financier international.  Le progrès est inéluctable en la matière : les fous, les auteurs de science-fiction et les enfants le savent bien.

En conclusion, nous pensons que le message de sagesse que délivrait hier le tribunal de Paris en déclarant Jérôme Kerviel coupable de tant d’abomination : c’est que  nous le sommes tous !

Victor Ego

Escalade dans la terreur

L’imagination des terroristes ignore toute limite dans l’abomination. Le terrible CIA ( Complot International Aveyronnais ) a en effet lancé une nouvelle campagne occulte de menaces publiques contre notre brillante civilisation et le monde libre en général. Les pileux moustachus, selon des sources officieuses mais autorisées, préparent une vague d’assassinats politiques qui débuterait prochainement…..
Les sueurs froides sont de mise.

Car la terrible et odieuse trouvaille des mollahs du CIA est tout simplement diabolique par sa limpide cruauté. Les sanguinaires moustachus ( qui prônent le port de la moustache obligatoire pour les femmes nubiles ) ont conçu dans les fièvres paludéennes de leurs esprits machiavéliques un plan de déstabilisation absolue du monde occidental en s’attaquant aux plus grandes personnalités de l’histoire armés d’un simple canif.

Tuer ce qui est déjà mort ! Du terrorisme à l’horrorisme.

 

Un horroriste aveyronnais de la branche radicale du CIA

 

En effet, il semblerait que les infâmes conspirationnistes  auvergnats aient planifié l’exécution de VIP’s déjà défunts.. au  cours du XXème siècle !
Leurs cibles ? Une liste de nom a transpiré et s’est transmise par capillarité jusque en nos bureaux. Le sang se glace en énumérant les victimes désignées par la vindicte aveyronnaise d’autant qu’il est rigoureusement impossible de protéger la vie de ceux qui ne l’ont plus. L’horrorisme est né !

La liste secrète en exclusivité sur Les Rockuptibles

Des hommes d’états tel Georges Pompidou, Pierre Bérégovoy, André Krasuki, Joseph Staline, Edgar Faure et même John Fitzgerald Kennedy se trouvent en plein dans leur ligne de mire. Peut-on concevoir plan plus inhumain qui cherche à assassiner ceux qui sont déjà morts ? Le sang se glace à l’évocation de ces attentats savamment calculés et déjà consommés ! Les services de renseignement avouent leur impuissance devant cette nouvelle forme d’escalade dans la terreur.

 

 

Ce que l'on doit craindre

 

Assoiffés de haine aveugle, les chefs belliqueux du CIA ( Complot International Aveyronnais ) que les autorités se gardent bien de nommer ouvertement entendent également s’en prendre à d’augustes figures des arts, des sciences et des lettres.

Ainsi, on peut lire, le front moite de frayeur légitime l’ ex-future mise à mort d’ingénieurs et de savants comme Gustave Eiffel,  Michel Foucault,  Raymond Poincaré,  Claude François, et même de notre chère Dalida. Sont également dans la ligne de tir des personnages imaginaires, patrimoines de la littérature française tels que  Michel Strogoff, le Grand Maulnes, Oui-Oui, Emma Bovary, Lucien de Rumbempré et même Astérix le Gaulois.

Tremblez citoyens !

Nous abandonnons désormais tout espoir en un monde meilleur fait d’amour, de paix, de rabais vraiment intéressants sur les produits électroménagers et de fraternité entre les peuples pour un billet d’avion low-cost vers les Seychelles ou la Thaïlande.

 

 

CE QUI VOUS ATTEND !

 

Dormez d’un œil tremblotant et inquiet, citoyens, car la menace étend son ombre écarlate , visqueuse et rampante sur la paix de vos foyers et le sommeil de vos enfants ! Plus rien ne sera jamais plus comme avant (c’ est bien mieux maintenant ! ). A moins  bien entendu, qu’un homme providentiel à la perfection  simple et déterminée fasse une apparition historique et qu’avec l’élégance de la plus impitoyable fermeté, il nous épargne une fin atroce.

Jean-Pierre Grobatar

Grind Metal et Magie Noire

Une Nouvelle de Truman Condom


La caravane était étroite et il y faisait une chaleur de fournaise. Nick President se sentait mal à l’aise devant la boule de cristal au travers de laquelle il contemplait  le visage déformé de la vieille Dulce-Lola creusé de rides comme autant de tortueux torrents de montagne que bien des étés auraient asséché. Le front de la vénérable  sorcière se plissait étrangement et  semblait un caractère mouvant au gré des émotions qui la parcourait. Nick contempla les ongles grenats démesurément longs et couverts des runes de pouvoir dessinées d’argent incrusté qui caressaient la surface scintillante de la boule.


Dulce-Lola

La peau de Nick était couvertes de griffures et il ne pouvait s’empêcher de se gratter jusqu’au sang. Pendant ce temps, la vieille femme murmurait des formules bizarres avec son regard translucide fixé sur lui qui était comme traversé des nuages d’une inquiétante ivresse.

Il s’emporta soudainement et d’une voix nasillarde et dure demanda :

– Alors ? Feucques….Qu’est ce qui se passe. ? Mon temps est compté. Je suis un homme occupé !
– Du calme petit Gaijo trépidant. Je vois de nombreux maléfices qui dansent comme des bulles de Gazoul autour de toi.

Nick s’énerva et reprit :

– Patin à Rolex, ça me gratte à mort. On m’a dit que vous étiez la top des bestes ! Faites quelque chose.

La vieille Dulce-Lola répondit doucement de sa voix roucoulante au fort accent roumain :

– Calme-toi petit gaijo frétillant, je vois au moins trois pervulsions mineures et deux varications noires qui étendent leurs ombres néfastes au-dessus de ta tête.

– Feucques…Parlez-moi en français où c’est moi qui vous lance une charterisation majeure pour Timisoara.

La vieille Dulce-Lola eut un roucoulement amusé et poursuivit :

– Un perlangin cornu du monde d’en-deça a été invoqué pour te punir de ta mauvaise musique. De plus il va falloir d’abord te libérer des sortilèges  de la Démangeaison Variqueuse de Gazimo et de l’Impuissance Loquace de Finacci qui te frappent.

– Gazimo ? Finacci ? Qui sont ces gens ? Je vais leur envoyer mon Service d’Ordre et les passer à tabac ces métèques.

La vénérable Dulce-Lola lui lança un regard narquois, se fendit d’un sourire tranquille et poursuivit calmement :

– Tu ne pourras pas les retrouver : tu les a jeté dans un oiseau de fer pour qu’ils retournent en Bohème. Mais ce n’est pas la question. Ces deux sortilèges sont simples à dissiper. C’est l’affaire de quelques instants petit gaijo. Spunk et Jotto vont te curer les ongles puis les limer. Présente tes mains, les paumes vers le bas et les doigts tendus et dit trois fois  : « gastalamachémakanachqualafachoy ».

Nick se gratta nerveusement sous l’aisselle droite et se fit répéter la formule qu’il parvint au bout de quatre tentatives  à prononcer sans faute et cela, à trois reprises.


A ce moment, deux petites créatures qu’il avait prise pour des statuettes particulièrement repoussantes posées sur une table basse se mirent subitement à prendre vie et à sautiller en piaillant comme des moineaux hystériques. Ils bondirent vers un coffret de bois couvert de symboles multicolores et en retirèrent une lime à ongles toute en ondulations ainsi qu’un petit marteau.

Jotto

Nick commençait à flipper. Les tuiles pleuvaient à seaux depuis quelques temps et il ne trouvait plus d’idées dont il se savait pourtant si fécond pour distraire de ses innombrables turpitudes l’attention d’un public toujours plus exigeant. Les deux petits homoncules bondirent sur la table et chacun d’eux se saisit d’une de ses mains.

Jotto dit :  » Par la glousbac du flaquemure cet appendice droite est couvert de fermugations pourpres, c’est un travail dégoûtant. »

La vieille Dulce-Lola lança sur un ton autoritaire   » Tais-toi Jotto où j’en appelle à Druzzzibar-le-Cosmo pour stimuler ton sens du devoir. Fais ton travail sans commentaires superflus. »

Jotto eût un mouvement de tête hautain, cligna de ses petits yeux rouges et s’acharna avec une moue de dédain affiché à son ouvrage. Spunk poussa un petit ricanement en attaquant les ongles de la main gauche qu’il se mit à curer soigneusement en gloussant une sorte de mélopée aux harmonies anarchiques.

Spunk

Nick president pensait rêver mais le pincement de la lime ondulée lui rappelait que tout ceci était bien réel.

Dulce-Lola reprit :

– Une fois les tâches de Jotto et Spunk achevées, il va falloir passer aux choses sérieuses. La seconde Varication noire est particulièrement tenace et ne va pas s’en aller comme ça.

Jotto reprit son étrange gloussement. Nick sentait la douloureuse application des limes qui curaient et limaient sans relâche entre les petites mains de Jotto et Spunk dont les étranges aigrettes luminescentes s’agitaient comme des anémones de mer. Il se sentait mieux néanmoins et demanda à la vieille gitane aux boucles blanches comme de la neige :

– Cette…varication. Hummmm. Comment la …supprimer ?

Dulce-Lola le traversa de son regard perçant et poursuivit :

– Ce n’est pas si simple. Zagriba la Virulente a summoné un perlangin cornu particulièrement pervers nommé Brotenglost. Tout cela est de ta faute car c’est en partie avec ta musique circonvolutoire que tu as permis cela. Comment appelle-tu déjà ces sons discordants et disgracieux qui forment ton art ?

– Disgracieux… Tout est question de goût en la matière ! Enfin, c’est un style bien à moi, et ça a marché du feu de dieu. Je l’ai lancé avec d’excellents amis journalistes qui l’ont baptisé Grind Metal Réformiste.

– Tu es un petit gaijo sans cervelle, crois-tu que l’on puisse invoquer les forces sombres sans en payer le prix ? Tout est équilibre en cet univers et chaque chose à un prix. Tu vas devoir compenser la balance cosmogonique. Trop d’images et de babils oiseux utilisé tu as.

– Feucques. Je suis un magicien moi aussi, j’ai hypnotisé des millions de gens. Je ne crains rien, ni  personne. J’ai  conquis le pouvoir suprême par ma seule volonté.

– Que tu dis petit gaijo pavoisant, Brotenglost bientôt  viendra  te lécher la plantes des pieds avec sa langue squameuse et malodorante qui te fera danser la gigue jusqu’à épuisement et repoussera ta femme loin de la couche nuptiale, en outre tu seras enkysté  dans la toile de tes propres invulsions verbeuses. Ne sais-tu pas que l’on ne joue pas de sorcellerie en amateur ? Encore moins s’attaque-t-on aux Roms, aux tziganes et aux gitans en toute insouciance comme tu l’as fait.

Spunk et Jotto bondirent de la table en gargouillant  » Botenglost. Botenglost le nervaricateur va le fermuger ! ». Dulce-Lola fit jaillir un mot de sa bouche qui vola dans l’air s’enroula comme une corde autour de leurs petites personnes et les remit à leur place où ils redevinrent deux sages statuettes grimaçantes et immobiles sur la table basse.
La sorcière reprit :

– Jotto et Spunk ont terminé leur travail. Ils te ressemblent un peu mais ils ont l’avantage de leur nature fantaisiste et capricieuse. Revenons à cette varication. Ton cas s’avère des plus difficile. Le Botenglost est une entité particulièrement opiniâtre, virulente et scabreuse. Impossible de le renvoyer d’où il vient…Trop de forces ont été déployées. Les limbes sont désormais forcloses.

magie noire démon grind metal botenglost sorcier gitans
You don't feucques avec le Botenglost qui est une entité particulièrement opiniâtre, virulente et scabreuse.

– Alors cela signifie que je suis foutu. Feucques et refeucques !

– Cesse de pérorer aux vents comme une girouette affolée, petit gaijo vindicatif. Je ne vois qu’une solution pour ma part. …

Dulce-Lola planta ses deux yeux dans ceux de Nick. Il sentait qu’elle fouaillait son cœur palpitant de crainte et de colère mêlées.

– Jusqu’où es-tu prêt à aller pour te tirer de ce maléfice petit gaijo maladroit ?

– Jusqu’en enfer ! Rien ne peut m’arrêter.

– Je dois reconnaître que tu es fort inconséquent et un peu idiot mais tu ne manques pas d’une certaine force de caractère. As-tu jamais pensé à devenir un nécrope ?

– Qu’est ce que c’est ?

– Peu importe, je m’égare, des lubestins distractifs nous entourent et tissent des digressions inopinées dans le but de nous égarer. Concentre-toi tandis que je les dissipe vers le plurivers.

Dulce-Lola fit monter de sa gorge un chant très grave, une volée de nervures scintillantes traversa la roulotte et une odeur d’ozone se mit à planer dans l’atmosphère. La gitane reprit :

– Voilà qui est fait ! Où en étions-nous ? Ah oui. Le Botenglost. La seule façon de s’en débarrasser serait de détourner son appétit sur quelqu’un d’autre.

Nick president s’esclaffa :

– Génial, c’est une de mes spécialité ! Je peux l’envoyer sur un maire communiste du 93 ou bien sur quelques traîtres de mes compagnons d’armes.

– Ah non, ce serait trop facile ! Il va falloir sacrifier au principex d’equilibrium : la quantité de puissance que tu contiens petit gaijo glapissant doit être équipollente à celle que tu devras livrer au Botenglost !

– Mmmh. Mais oui je songe maintenant à certains de mes fidèles que le Botenglost ne manquera pas de trouver savoureusement onctueux.

Dulce-Lola sortit une feuille de papier de son corsage, prit une antique plume dont elle piqua le bras de la pop star. Une goutte de sang se mit à perler sur le poignet de Nick qui conserva un flegmatique masque de contenance silencieuse  et résolue. La plume fut ensuite trempée de ce sang opaque et Dulce-Lola présentant la feuille face à Nick president lui commanda :

– Par le Tchaast de Bélélune et les  Pesquandrins de Shantung, écris leur noms pour le Botenglost.

Nick s’exécuta sans hésitation et cinq noms furent inscrits sur le parchemin. Dulce-Lola s’empara du document et lui demanda :

– Tu es certain que cela sera suffisant ?

– N’ayez crainte, j’ai même rajouté du rab !!

Là-dessus, la roulotte retentit d’un rire machiavélique.

Traduit du Franco-Roumain par Edgar Novlang.

Une affaire bête en cours

Une Nouvelle par Brute Easton Willis & Philip K. Bite


Nick sortait des limbes…. à la totale Jetlag. Il devait se trouver dans un hôtel de Tokyo, ou était-ce Kyoto ? Il ne savait plus du tout et n’en avait rien à foutre de toute façon. Ces putains de villes nippones aux noms d’anagrammes….Feucques…




Et puis son manageur s’occupait de ces trucs-là : savoir pour lui où il se trouvait. Parce que, en ce qui le concernait, seule la vitesse acquise était une information palpable dans son cerveau fumant comme un champs de cocaïne brulé par la CIA et dévoré par le napalm de l’amnésie….. Ce dont il était sûr en cet instant c’est que la vitesse acquise était nulle, voire négative. Il se sentait dans un corps constitué d’antimatière avec un putain de trou noir dans la mémoire.


La Suite présidentielle était un foutoir indescriptible où l’organique et le minéral se seraient hideusement accouplés pour offrir un décor de cauchemar afin d’y loger la plus gigantesque migraine de l’histoire du Grind Métal Réformiste.



Le concert de la veille ( avait-il fait un concert la veille ou l’avant-veille, ou encore bien avant ? ) s’était désossé dans ces loges de luxe avec de vieilles partouzeuses scientocunilinguales. Un fondu enchienné tout en fibres qui s’écorchait dans les tissus douloureux de son cerveau et projetait des images floutées qui lui donnaient la nausée.


D’abord il se réveillait ankylosé, le corps nimbé d’une puanteur tenace comme un halo étrange. La joue et le nez appliqués contre une mare de vomi qui pouvait aussi bien ne pas être le sien. Il vit le ventre du piano à queue sous lequel il avait dormi ( comaté ? Feucques ) et sa lutherie bizarre et compliquée comme une lettre de l’alphabet grec lui retourna encore plus l’estomac.


Il était nu, le sexe brûlant et presque tuméfié. A côté de lui, sous le piano, une très vieille femme nue elle aussi, renversait sa tête chauve sur une perruque tombée de son crâne et dormait d’un sommeil de cadavre aux cuisses écartelées.


Nick alla ramper jusqu’aux rideaux qui semblaient des voiles dansant devant un autre monde, celui de la fenêtre ouverte qui se précipitait sur une vue de cinquante neuf étages. Il avala un peu d’air de la nuit moite, ce qui lui coupa la respiration encore un peu plus. Ses narines – surtout la droite – étaient elles aussi traversées de douleurs incandescentes. Il essuya son visage sur le rideau de soie luxueuse et chatoyante qui se couvrit d’une affreuse trace d’ocre et de blanc laiteux.



Un frisson glacé le traversa. Mais où étaient ses vêtements ? Ses putains de vêtements ? Avait-il jamais eu de vêtements dans sa vie ? Feucques ! Il arracha le rideau maculé et s’en couvrit d’une toge grotesque et informe tel un Caligula émasculé par l’orgie.


Le sol étaient couvert de merde… et d’autres trucs impossibles à identifier, les musiciens du groupe ronflaient sur la moquette fusillée de la Suite. Ils étaient presque tous là : le batteur, le bassiste, des roadies et cette vieille salope de photographe à playmates rencontré la veille ( ou était-ce l’avant-veille, ou bien encore avant ? ) dans le bar de l’avion….Un putain de bar dans un putain d’avion.!…Quel malade mental  avait eu l’idée de mettre ce feucquingue bar dans son putain d’avion ? Peut-être lui-même l’avait-il demandé à son manageur…

Feucques !

Combien de ces pourceaux pouvait-il compter en tout dans la pièce ? Sept ou huit, tous à poil, vautrés comme des éléphants de mer échoués sur une plage du Panama avec la queue à l’air comme autant d’appendices respiratoires usés par la chaleur et le sel.


Les souvenirs lui remontaient à la gorge. Il mit sa main entre ses cuisses. Il dégueula un mince filet de bile acide….Son nez se mit à saigner….


La vieille….ça lui remontait maintenant….ils l’avaient tous partouzée….. putain à Rolex………………..et lui le premier………. Tous partouzés…



Il avait trempé dans cette merde.

Une feucquingue messe noire de feuquingues lunatics…..Il fallait qu’ils arrêtent. Il-fallait-qu’ils- arrêtent ! Mais ils ne savaient plus s’arrêter. Ils avaient oubliés comment on fait pour s’arrêter : son manageur s’occupait de ça aussi à présent. De les arrêter à temps ! Mais ce coup-ci, il les avait laissé glisser, partir à dache, ce prique. Mauvais enculeur de mamans.


Feucques : il avait bien envie de le virer ce gros pédé de biker dégénéré, de lui péter les dents à coup de Télécaster à ce coquesseuqeur tandis qu’il songeait à toute cette merde qui menaçait de lui péter à la gueule, à sa belle petite golden gueule de biatche à vidécrans géants. Mozeur feuquingue prique de Manageur !


Il se souvenait maintenant comme un éclat de verre éclatant au soleil de ces jeunes putes splendides aux longues jambes fuselées qui désertaient les lieux en silence. De la terreur gravée sur leurs visages sublimes. Qu’avaient-ils fait ? Oh my Gode ! My Gode ! Toute cette merde le dégoûtait tout à coup tellement qu’il n’avait même plus envie de se défoncer : ça le rendrait encore plus pire.


Il se redressa, en appui sur le piano à queue. Sa main s’agrippa à un accord plaintif et boiteux. Un horrible accord diminué de quinte overdosée et comme édenté qui retentit dans la pièce. L’instrument était maintenant totalement faussé. Le contact du clavier était froid et gluant… Les touches aussi étaient couvertes de pollutions. Putain à Rolex….Plus Rien de sacré……Il s’essuya les doigts sur sa toge de fortune….Non plus rien de feuquingue sacré n’avait été épargné……..ne lui serait plus jamais épargné…. tout était consommé……..parti au vent mauvais….. dissipé avec sa conso perso….


Et sur la table d’harmonie. Posé comme un trophée. Un énorme vase de Lys blancs….. Ils étaient tout rouges maintenant les lys blancs. Des lys rouges, ça existe pas. Ou bien dans les délires de post-hyppiz’ allumés sous extasz’, putain à Rolex, mais pas en vrai. Feucques….Pourtant, un énorme bouquets de ces grosses conneries de fleurs en forme de trompettes avait tourné complètement carminé. Comme autant de sordides boutons d’acné juvénile sur le visage d’une affaire bête en cours de croissance pré-pubère.


C’est à ce moment qu’il poussa une sorte de vagissement guttural. Dans l’énorme vase, il vit le machin. Le truc qui le regardait sans le voir, ou l’inverse. Feuuuuques date chite : il s’approcha pour se persuader du contraire de ce que lui transmettaient ses sens; mais c’était bien ça qu’il voyait : la tête tranchée de son manageur reposait au milieu de l’énorme vase et mêlait goutte à goutte son sang à l’eau que buvaient inlassablement les fleurs coupées qui rougissaient.


Il se rua sur son portable pour appeler son manageur. Mais lorsqu’il comprit qu’il ne lui répondrait plus de toutes façons, il se mit à rugir d’impuissance….



Traduit du français par Edgar Novlang.