Archives pour la catégorie The greens

Tout doit disparaître

Moi, Truman Condom, après avoir assuré la capitainerie des Rockuptibles pendant deux années durant lesquelles j’ai mené la barre de ce navire fort d’un équipage de quinze auteurs dévoués et talentueux prononce en pleine possession de mes facultés pataphysiques et cérébrales la liquidation de ce webzine tel que vous l’avez connu.

Truman Condom

Il faut préciser à l’intention des profanes que le but affiché des Rockuptibles était de moquer les outils autant que les usages de la propagande  médiatique orchestrée  par les pouvoirs en place. Nous avions par nos sottises,  par ce que certains pourront considérer comme de la vulgarité ou du mauvais goût ou par ce que d’autres qui nous le concèdent – une plume acerbe et vigoureuse – décidé de prendre pour cible la bouffonnerie décomplexée de la société médiatique. Nous y voulions dénoncer le mensonge permanent et le mode viral par lequel la presse et la télévision nationale ont intoxiqué notre quotidien. Le pouvoir de l’infox !

Désormais, cette facilité de ton nous est forclose dans la mesure où elle a perdu toute pertinence.

Les Rockuptibles cessent ainsi leur activité de « grande gueule » digitale. Toute satire nous semblant au vu des récents évènements désormais caduque,  nous en tirons les conséquences qui s’imposent. Nous nous expliquons.

Les maîtres dépassent les élèves…

La décision de liquider Les Rockuptibles nous a été dictée par la  fortuite audition un certain lundi 18 octobre 2010 du JT de France 2  dans lequel la grossièreté pitoyable du propos nous a fait rire aux larmes en même temps qu’elle nous a forcé reconsidérer l’essentiel de nos activités. Les rôles se trouvant alors selon nous, subitement inversés.

De sorte que, à la sortie de cette expérience métaphysique, il nous a semblé manifeste que Les Rockuptibles avaient été rejoints et dépassés dans les registres du grotesque par les modèles qu’ils avaient pour vocation de pasticher. Le Journal de 20 H de la chaîne publique nous avait détrônés et fait mordre la poussière en nous tenant les côtes.

C’est que, dans le choix des sujets,  dans la niaiserie compassée des analyses, dans le traitement ronflant des thèmes abordés, dans le ridicule des « experts » convoqués à l’antenne, dans la sotte évidence des questions posées lors des interviews, dans le prêt-à-penser puéril et les idées en solde, dans le côté bourgeois gentilhomme de David Pujadas qui avait l’art de faire de la désinformation comme M.Jourdain celui de faire de la prose; rien n’avait été économisé par nos saltimbanques-journalistes de la télévision pour produire le plus savoureux effet comique.

Le syndrome « comique qui s’ignore » de la société du spectacle contemporaine…

Mais nous ne cessions pas céans et arrivions à cette seconde conclusion que le système de la société spectaculaire était entrée dans son ère « comique qui s’ignore » incapable désormais de prendre la mesure de sa sotte vulgarité. De là, nous  constations que les agents de la propagande officielle ne se rendant plus compte de leur propre balourdise,  ils étaient  devenus totalement « Deborderline ».  Cette déviance schizoïde du réel inversé nous apparaissant comme  le signe manifeste d’un basculement des stéréotypes qui glissaient en quelque sorte sur une peau de banane  médiatique et nous  régalaient du spectacle de les voir tomber sur le cul.

Rappelons à la police de la pensée que toute bonne propagande, et cela depuis Goebbels, son sinistre inventeur, doit par principe  fondamental apprécier la distance qui sépare la vérité des fables qu’elle sert aux dupes qui en font leurs opinions. Mais, si d’aventure cette appréciation des distances se trouve négligée en raison de la médiocrité ou de la trop grande insouciance de ses artisans, nous entrons alors dans une phase de « perte de contrôle » où les dupes eux-mêmes se trouvent comme secoués et réveillés par les tartes à la crème qui traversent leur petit écran.

Les Rockuptibles entrent ainsi avec vous tous, par la force des évènements, dans une nouvelle ère. Une ère beaucoup plus sérieuse où nous pourront toujours nous distraire au théâtre de ces marionnettistes qui nous manipulent et se prennent les pieds dans leurs propres ficelles.

Nous conservons évidemment à l’intention des lecteurs toutes les publications postées à ce jour. Nous y ajouterons ceci : usez, chers lecteurs et lectrices d’une grille de lecture rétroactive et comparative. Regardez le JT et lisez, ou relisez ce que constituent désormais les archives de Les Rockuptibles. Alors vous jugerez des deux qui est le plus bouffon.

Enfin, nous pensons qu’il est désormais venu le temps nouveau de réinventer un véritable consensus philosophique et non plus  uniquement matérialiste pour déterminer nos choix politiques et notre avenir social.
Tout doit disparaître……..

TRUMAN CONDOM

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Duflow cherche la vibe

Cecile Duflow, l’égérie emo R’N’B du mouvement écologeek de les The Greens reconnaît avoir «peur» de la «tuerie» que représente l’over tournée présidentielle 2012, dans un entretien au Nouveau Conservateur à disparaître jeudi. La toasteuse vedette de les The Greens a peur de manquer de Vibe pour l’occase.

Cecile Duflow
Cecile Duflow, la top star Emo/raggamuffin de les The Greens nimbée de sex appeal ecologeek

«Yo ! Faut rester translucide en soi-même. Aujourd’hui, moi, moi-même et je, nous pensons que je n’ai pas assez la good vibe pour featurer un tel show», assure-t-elle.  Et puis, «il y a des tempos pour tout» : «quand on traverse un playback glacé et qu’on sent pas le riddim, il faut savoir rester bio».

Pour autant, la star du Emo/raga de les The Greens ne dit pas qu’elle ne sera pas sur la scène quoi qu’il arrive. «Il faut faire attention aux lyrics, yo, c’est car c’est parce que tout le monde aura compris quelles ne sont pas mes intentions  personnelles que j’ai et inversement.»

Interrogée sur l’éventualité d’un «ticket» avec l’ex-slammeuse du band Anti-corruption Ewa-wa Joly, elle répond: «s’il y a une artiste avec qui je peux high-kiff, c’est Ewa-wa». «Il faut dig dat thing. L’affiche aurait en tout cas un côté kinky : jusqu’ici on avait Nick président et son épouse. Ewa-wa et moi, c’est plus glamour que Nick et Carla, non?»

Bernard Bédo

BP : opération entonnoir

Ce qui est incontestable est que nous n’avions pas les instruments qu’il aurait fallu dans notre trousse à outils, a déclaré sans rire Tony Hayward, le patron de British Petroleum  tandis que les fonds marins du Golfe du mexique déglutissent au bas mot 800.000 litres de pétrole brut/jour.

C’est qu’on improvise total chez BP : des idées géniales comme bourrer le conduit qui fuit avec des cheveux, des balles de golfe, des rognures d’ongles et des crottes de nez, des petites culottes de Madonna (mais on en a pas assez !),  ou encore la pose d’un  « couvercle » de 100 tonnes en fonte qui a pété avec la pression, le déversement de quatre millions de litres de « dispersants » toxiques, et maintenant on parle d’atomisation…. Et pourquoi pas boucher le conduit aux déchets radioactifs, ce serait fun…Mais à quoi carbure-t-on chez BP pour avoir des idées aussi brillantes ?

Tony Hayward, le génial patron de BP essaye sa prochaine solution miracle pour stopper la fuite des cerveaux de sa société, et accessoirement celle du pétrole dans le Golfe du Mexique.

A ce jour, un mois et demi après l’accident, la dernière trouvaille des bricoleurs du géant pétrolier c’est la jonction d’un entonnoir au tuyau sectionné qui crache son bouillon dans l’océan et que l’on irait chercher sur la tête du patron qui garantit que « c’est un excellent entonnoir : je l’ai porté toute l’après-midi, je l’ai même essayé dans ma baignoire et il marche très bien même sous l’eau« .
C’est rassurant.

Jean-Baptiste Kerozen

Crise de nerfs à l’UMP

L’Underground massive Posse (UMP) s’est fait karcherisé sur les scènes du Festival Rock aux Régionales. La nébuleuse Doigte Métal a perdu des dents dans ce face à face avec les divers artistes ecologeeks, trip-hopeurs et contest-singers de Dauche qui ont conquis les faveurs du public.

Le groupe de néo-gothique Metal Darkos X vole en éclats après un magnifique plantage sur la scène de Rock aux Régionales

Aujourd’hui, c’est Darkos X, le groupe de néo-gothique grind réformiste qui clash et sort des playlists des plateformes de ventes de MP3 de Gouvernement Production, le label digital de la Doigte Metal décomplexée du leader Nick President Sarkozy.
A ce jour, au sein même de l’UMP, des coups de pieds dans les parties se perdent entre les musiciens, les roadies et les managers qui se renvoient au visage la responsabilité de la cacophonie générale qui a précipité la déconfiture des nombreux bands  du collectif UMP au festival.
C’est la crise de nerfs avec du sang sur les murs : le grind Metal thrash réformiste traverse une dure remise en question.

Nino Mouskouri

Dogs eat drogue

Invitée de 4 bullshit, sur Tronche 2, le 9 janvier,  Lou Pécresse, la flûtiste overmétal de Gouvernement,  le groupe de Thrash/grind réformiste a assuré que “The Greens sont pour la vente du cannabis et de toutes les drogues.”

Lou Pécresse et François Fion complètement à jeun lors d'une MDMA-party chez Alain Afflelou

Puis elle demande  : “Quelle est la position de PS (Power to Society) ? Ils vont s’allier aux The Greens ( le groupe rastamuffin de bobosdreads écologeek ) au deuxième set de Rock aux présidentielles. Est-ce que MC Huchon est favorable au spacecake avec du cannabis dedans ? Est-ce que la dauche est favorable à ce que de la drogue circule alors qu’on se fait plein de thunes en concert avec les buvettes qui rapportent grave  ? ”

Bernard Bédo


The greens : la victoire en slamant

Après la déroute historique de 2007 (Domi T Voynet avait récolté une extinction de voix au premier tour de sound-check, NDLR), certains à Dauche comprennent très vite qu’il n’y a plus le choix.  Les The Greens, complètement fracassés sont au bord de l’implosion.

JL « Hooly » Tooly dit JLHT, le man le plus cool de les The Greens, le mouvement écologeek

A ce moment, le Pacte écologeek (prononcez écologuique (ndlr)) de Nick Hulot soumis aux rastamuffins de The Greens se trouve jeté aux toilettes avec un gros paquet de ganja, suite à une descente de sondages dans les locaux du « coollectif » (collectif mais en plus détendu (ndlr)).

Bien conscient qu’«agir sur le system avec un bon riddim ne peut suffire», le révoltutionnaire José « rooley » Bové veut passer à l’action. Et tous partagent cet avis : «l’urgence écologeek contre Babylone» doit les pousser à se sortir les doigts du….
C’est la métamorphose obligatoire. Pour JL « Hooly » Touly, c’est ce boombastik cocktail qui permet l’union du quatuor clé : Dan « gross » Cohn-Bendit, José « rooley » Bové, Eva « wava » Joly, et  Chunky chunk  « stompy » Duflow.

«Yo, c’est de la démocrassaïe participataïve, bro, directe  branchée  dans ta tête, bro, au jour le jour : yo, yo, yo  JLHT gonna give ya good lovin’ daily : l’improvisation totale, bro, yo, irie bro, avec toujours ce mélange 50% de vert sinsé et 50% de non-vert d’une autre récolte», slame  avec le soupa victorious groove JL « Hooly » Touly.

Bernard Bédo

Le riddim vert

« Nous avons espoir en un monde plus rasta, en un riddim capable de combattre la guerre et l’unilatéralisme, nous avons espoir dans la possibilité de renouer autour d’un projet ambitieux la confiance avec le dancefloor, pour que 2005 prépare 2007. Yeah Jah rides. « 

Sergio Bubba Coronado, porte-parole des Greens, le 19 janvier 2005

La Jamaïque vue d’ailleurs

C’était en 2005 le crédo de la nébuleuse Greenverts, le crew Raggamuffin des Domi T Voynet et autres Robbie Cochet and Sly Byard, et de tous les Bobodreads incontournables de la scène ragga Noel « Dats » Mamère, Jay-jay « slim » Muller et Alan « booya » Lipietz.

En 2008, le riddim continue, après le succès de Ta mère c’est moi du talentueux Noel Mamère et le nom moins pulsatoire rub-a-dub Ecologic war de Domi T le mouve Green a-t-il encore gardé toute sa hargne militante ?
En cette période de forte tension sociale, tenaillés entre le succès du grind réformiste
et celui de la pop-song de jeune fille-à-guitare-en-bois, les Greens sont un peu verts
mais ne perdent rien de leur combativité.

 » Yeah man, l’application du principe de précaution, c’est nous. C’est grâce à notre flow brotha qu’on a arraché la signature d’une charte sur les antennes relais qui te font vibrer les boyaux de la teuté, brotha. » déclare l’explosif Alan « booya » Lipietz.
Dans le salon, avec tous le gars du sound system des greens Domi T part en slam :

« Les débats en cours sur le projet de décision finale laissent apparaître une tentation forte de saborder les objectifs contraignants de réduction des émissions de gaz à effet de serre, au profit d’engagements incertains et de vagues promesses de faire mieux. A ce stade, d’après les organisations non gouvernementales présentes sur place, le texte reste très flou sur les moyens et les objectifs de lutte contre la déforestation, pourtant responsable de 18 à 25 % des émissions mondiales de CO2. On se désole enfin de constater que le projet de décision n’est, à cette heure, pas complété par un programme de travail précis, fixant les étapes des négociations à venir pour préparer l’après Kyoto. Kio.Io. Io.to.to. Io ! »

Elle repose le mike sur la table basse et va se servir une tasse de Tchaï. Je suis soufflé par l’aisance du flot et l’imagination de l’artiste. On se claque dans les mains.
Mais voilà que Jay Jay Muller qui assure les platines envoie un riddim et voici que Francky 2 Rugy se lance :

« Ma question porte sur le bruit, induit par le trafic routier, que subissent un très grand nombre de nos concitoyens, en ville bien sûr, mais aussi à la campagne. C’est notamment le cas dans ma commune, Orvault, cernée par de grandes infrastructures routières appartenant au réseau national et dont l’État est donc l’unique responsable. Les Orvaltais et de nombreux Nantais souffrent de ce bruit continu. . Pour le bruit routier, le seuil de gêne est fixé à 65 décibels, mais le calcul est fait sur la moyenne des niveaux de bruit mesurés pendant 24 heures, jour et nuit confondus. Il en résulte que les pics sonores ne sont pas pris en compte. De plus, il est très difficile d’obtenir des DDE qu’ils procèdent à des mesures de bruit et, quand on l’obtient, de se les faire communiquer. Voilà qui me semble en contradiction flagrante avec les conclusions du Grenelle de l’environnement et avec les déclarations du Président de la République qui disait appeler de ses vœux un droit à la parfaite transparence des informations en matière environnementale. Io. Io. Rastafari »

Applaudissements dans le groupe, rires et parfums des cigarettes à l’odeur si agréable qui s’échangent dans la bande. Je m’éclipse discrètement pour ne pas rompre la poésie de l’instant.

Bernard Bédo